Le Labo de l’ESS est un think tank qui construit, par un travail collaboratif, des axes structurants de l’économie sociale et solidaire, à partir d’initiatives concrètes, innovantes et inspirantes issues des territoires.

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Comprendre l’ESS

 

Vous vous demandez ce qu’est l’économie sociale et solidaire (ESS) ? car comme toute approche économique, l’ESS à son propre « sabir ».

Cette rubrique vous permet de mieux comprendre l’ESS ESS Le terme d’Économie sociale et solidaire regroupe un ensemble de structures qui reposent sur des valeurs et des principes communs : utilité sociale, coopération, ancrage local adapté aux nécessités de chaque territoire et de ses habitants. Leurs activités ne visent pas l’enrichissement personnel mais le partage et la solidarité pour une économie respectueuse de l’homme et de son environnement. à travers des définitions de mots et de concepts utilisés par les acteurs de cette "autre" économie. Cette rubrique doit également vous permettre de saisir comment elle est mise en œuvre au quotidien sur les territoires à travers des liens vers les travaux du Labo de l’ESS et vers des initiatives inspirantes qui œuvrent sur le terrain et font tous les jours la démonstration par la preuve que l’ESS porte des solutions d’avenir.

Le glossaire du Labo

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Indicateurs de richesse

Les nouveaux indicateurs entendent se substituer au PIB ou PNB, ces derniers ne prenant pas en compte un certain nombre de problématiques contemporaines pourtant primordiales dans la dynamique de transition en cours.

Nouveaux indicateurs de richesse Indicateurs de richesse Les nouveaux indicateurs entendent se substituer au PIB ou PNB, ces derniers ne prenant pas en compte un certain nombre de problématiques contemporaines pourtant primordiales dans la dynamique de transition en cours. , de bien-être, de développement, etc. Quelles que soient leurs appellations, ces nouveaux indicateurs entendent se substituer au PIB ou PNB, ces derniers ne prenant pas en compte un certain nombre de problématiques contemporaines pourtant primordiales dans la dynamique de transition en cours. Ainsi, les aspects sociaux, environnementaux, solidaires, etc., ne sont pas pris en compte. Cela limite grandement les orientations de nos décideurs puisque seule la valeur ajoutée économique importe, indépendamment de tous les facteurs ayant une influence sur le bien-vivre.

Pour aller plus loin :

Intérêt collectif

Littéralement, il s’agit bien de l’ensemble des avantages ou des bénéfices dont peut profiter une collectivité spécifique. Il ne faut donc pas le confondre avec l’intérêt général qui vise le plus grand nombre. Par exemple, dans la dénomination des SCIC, le terme d’intérêt collectif désigne les différents collèges qui composent leur sociétariat et non l’utilité sociale qu’elles se sont donnée.

Source :CNCRESS

Intérêt général

La formule intérêt général désigne la finalité d’actions ou d’institutions censées intéresser et servir une population considérée dans son ensemble.

Source : Wikipedia

Une association Association Une association est le regroupement d’au moins deux personnes, mettant leurs activités ou leurs connaissances en commun, par un contrat d’association (contrat de droit privé). L’objectif de cette convention doit avoir un but autre que le partage de bénéfices entre les parties, d’où l’appellation d’"association à but non lucratif". est reconnue d’intérêt général Intérêt général La formule intérêt général désigne la finalité d’actions ou d’institutions censées intéresser et servir une population considérée dans son ensemble.

Source : Wikipedia
quand elle a un caractère philanthropique, éducatif, scientifique, social, humanitaire, sportif, familial, culturel, ou qu’elle concourt à la mise en valeur du patrimoine artistique, à la défense de l’environnement naturel ou à la diffusion de la culture, de la langue et des connaissances scientifiques françaises. Pour l’Union européenne, les « services d’intérêt général » recouvrent en partie les services publics « à la française ».

Source : Le site de la CRESS IDF

ISR

Investissement socialement responsable.

Le terme d’Investissement Socialement Responsable (ISR ISR Investissement socialement responsable. ), adapté d’un concept anglo-saxon, rassemble toutes les démarches qui consistent à intégrer des critères extra-financiers c’est à dire concernant l’environnement, les questions sociales, éthiques et la gouvernance Gouvernance La gouvernance est l’ensemble des règles et méthodes organisant la réflexion, la décision et le contrôle de l’application des décisions au sein d’un corps social. La gouvernance évoque souvent le « bon gouvernement » et donc des pratiques participatives et inclusives. La gouvernance renvoie aux sphères économiques, sociales, politiques, etc. dans les décisions de placements et la gestion de portefeuilles.

La démarche d’Investissement Socialement Responsable (ISR) est en quelque sorte une application au domaine de l’investissement financier de la notion de développement durable. Elle consiste à choisir d’investir dans des entreprises qui prennent en compte dans leur modèle de développement des notions qui ne sont pas uniquement financières mais de nature sociale et environnementale.

Source : Ministère de l’Économie.

Loi Pacte

Le plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises (PACTE) vise à lever les obstacles à la croissance des entreprises, à toutes les étapes de leur développement : de leur création jusqu’à leur transmission, en passant par leur financement

La loi PACTE Loi Pacte Le plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises (PACTE) vise à lever les obstacles à la croissance des entreprises, à toutes les étapes de leur développement : de leur création jusqu’à leur transmission, en passant par leur financement a également pour objectif de mieux partager la valeur créée par les entreprises avec les salariés. Elle permet aussi aux entreprises de mieux prendre en considération les enjeux sociaux et environnement dans leur stratégie. La loi PACTE a été promulguée le 22 mai 2019.

Source : Ministère de l’économie

Pour aller plus loin

Mécénat

Soutien financier, humain ou matériel apporté sans contrepartie directe par une entreprise ou un particulier à une action ou activité d’intérêt général (solidarité, environnement, culture, recherche...).

Le mécénat Mécénat Soutien financier, humain ou matériel apporté sans contrepartie directe par une entreprise ou un particulier à une action ou activité d’intérêt général (solidarité, environnement, culture, recherche...). d’entreprise se distingue du parrainage ou sponsoring. En fiscalité et en comptabilité, il est considéré comme un don, tandis que le sponsoring est considéré comme une charge. Concrètement, le mécénat bénéficie d’un régime fiscal avantageux dans la mesure où il existe une disproportion marquée entre le versement et les contreparties reçues.

Source : Mecenova.

Mesure d’impact social

Les entrepreneurs sociaux et associations poursuivent une mission sociale. Pour remplir cette mission, ils mettent en place une stratégie et un plan d’action. L’impact social est l’ensemble des changements positifs ou négatifs, attendus ou inattendus, et durables engendrés par les activités mises en place et attribuables à ces activités. Ces impacts peuvent être de nature environnementale, économique ou sociale.

La mesure d’impact social c’est partir d’une hypothèse : « l’activité a des impacts d’une certaine nature sur certaines parties prenantes », mettre en place des indicateurs permettant de mesurer ces impacts puis, collecter et analyser les données quantitatives et qualitatives relevées. C’est enfin en conclure en lien avec l’hypothèse de départ, à l’atteinte des objectifs fixés et à la mise en évidence potentielle d’impacts non recherchés

Source :le guide de la mesure d’impact social

Pour aller plus loin

MHGA

Mouvement des habitats groupés autogérés

Le Mouvement est constitué par les groupes de familles ou d’individus ayant fait construire ou s’apprêtant à construire, ou transformer leur habitat pour lui donner les caractéristiques suivantes :

  • Chaque groupe a une taille limitée (environ cinq à dix logements) de manière à permettre une connaissance réciproque véritable et des prises de décisions collectives.
  • Une partie du budget de construction est affectée à des locaux et des installations communes permettant à une vie de groupe de s’y développer (environ 10 à 20% de la surface construite).
  • Le groupe ne cherche pas à s’isoler du reste de la société et les espaces communs qu’il s’est donnés sont considérés comme lieux de relation privilégiés avec les différentes associations et les individus qui participent à la vie sociale du quartier ou de la commune.
  • Lors de sa constitution, comme plus tard, le groupe tente de rompre le système de ségrégation sociale dans lequel nous vivons. Ceci se traduit lors de la formation du groupe, par le rassemblement autour d’objectifs communs plutôt que de « goûts » communs. Et par la mise en oeuvre de tous les moyens possibles pour atteindre la même qualité de l’habitat, quel que soit le niveau de revenus.Ceci se traduit aussi pour chacun par le respect et l’écoute de langages et de sensibilités différentes et la transformation progressive de la peur en plaisir de la différence.
  • Pendant la période d’élaboration du projet, comme par la suite, le groupe fonctionne en autogestion.

Source : Passerelle Eco, revue trimestrielle.

Regardez cette vidéo "Habitat Participatif : 1 + 1 = 3", réalisée par Eco-Quartier-Strasbourg.


Monnaie Locale Complémentaire

Une monnaie locale est une monnaie complémentaire de la monnaie officielle, l’euro.

Une monnaie locale ne peut être utilisée que sur un territoire restreint : ville, région, et ne concerne qu’un éventail réduit de biens et services. Elle est mise en place par une association Association Une association est le regroupement d’au moins deux personnes, mettant leurs activités ou leurs connaissances en commun, par un contrat d’association (contrat de droit privé). L’objectif de cette convention doit avoir un but autre que le partage de bénéfices entre les parties, d’où l’appellation d’"association à but non lucratif". qui en assure la gestion avec l’aide d’un établissement financier. On ne peut payer avec la monnaie locale que certaines marchandises.

Une monnaie locale peut servir à payer des achats du quotidien dans le cadre du commerce de proximité, de la vente de produits locaux.

La monnaie locale sert en général à développer l’économie locale en favorisant le commerce et la production de proximité. Par exemple, il n’est pas possible d’utiliser une monnaie locale dans un supermarché ou un hypermarché. La monnaie locale peut également servir à développer des projets solidaires. Comme on ne peut la dépenser que localement, une MLC retient l’argent dans l’économie locale et donc la favorise. Elle consolide, enrichit et préserve les échanges et le lien social. En développant notre conscience de consommateurs (consom’action Consom'action La consom’action ou consommation responsable est un néologisme qui exprime cette idée selon laquelle on peut « voter avec son caddie » en choisissant à qui l’on donne son argent, en choisissant de consommer de façon citoyenne et non plus seulement de manière consumériste. ) ou de producteurs, une MLC questionne nos besoins, notre engagement, notre responsabilité.

Il n’est pas possible de déposer de la monnaie locale sur un compte en banque.

Source : Ministère de l’Économie.

Pour aller plus loin :

Mutuelle

Une mutuelle est un groupement de personnes morales de droit privé à but non lucratif, dont l’adhésion est volontaire.

L’objectif est de proposer à ses membres, les sociétaires, un système de prévoyance, d’entraide et de solidarité, moyennant une cotisation.

Selon le code de la mutualité, une mutuelle Mutuelle Une mutuelle est un groupement de personnes morales de droit privé à but non lucratif, dont l’adhésion est volontaire. a pour objet "le développement culturel, moral, intellectuel et physique de ses membres et l’amélioration de leurs conditions de vie". Ce statut juridique est particulièrement fréquent dans le secteur de la santé.

Source : Legifrance.

ONG

Organisation non gouvernementale

Le terme ONG ONG Organisation non gouvernementale désigne des associations, des syndicats, des entreprises, des centres de recherche universitaires… ayant démontré leur compétence dans des domaines tels que l’économie, la justice, la santé, les droits de l’homme, l’éducation, l’environnement, la recherche. Les plus connues sont à but humanitaire, (l’UNICEF, la Croix-Rouge, Médecins sans frontières, Amnistie Internationale) ou agissent dans le domaine de la préservation de l’environnement (Greenpeace, WWF). En France, les ONG ont pris la forme d’associations d’intérêt général Intérêt général La formule intérêt général désigne la finalité d’actions ou d’institutions censées intéresser et servir une population considérée dans son ensemble.

Source : Wikipedia
à but non lucratif.

Source : CNCRES

Open data

Une donnée (data) est une information brute. Elle est dite ouverte (open) si elle est librement accessible et réutilisable par tous, ceci de manière permanente et gratuite.

Il peut s’agir de statistiques, horaires, mesures, cartes, dont sont détenteurs les acteurs publics ou privés.

L’ouverture des données concerne de plus en plus de pays dans le monde, les précurseurs en la matière étant les anglo-saxons. Il s’agit de rendre publique des informations d’intérêt général Intérêt général La formule intérêt général désigne la finalité d’actions ou d’institutions censées intéresser et servir une population considérée dans son ensemble.

Source : Wikipedia
, ainsi que de former et surtout informer les citoyens sur des sujets variés - et en particulier ceux qui restent réservés aux spécialistes (droit, finance…).
La seule limite à l’ouverture des données est la législation en vigueur. Ainsi, en France, la loi du 17 juillet 1978 a instauré le droit d’accès à l’information publique en France, en imposant la mise à disposition des données publiques. Mais la législation française n’autorise pas l’ouverture de toutes les données : sont ainsi exclues les données relatives à la vie privée, les données à caractère personnel, les données relevant de la sécurité nationale… Le développement d’Internet, qui permet une diffusion de données à grande échelle, porte les internautes à une grande vigilance sur le respect de ces règles de droit.

L’Open data Open data Une donnée (data) est une information brute. Elle est dite ouverte (open) si elle est librement accessible et réutilisable par tous, ceci de manière permanente et gratuite. et le Big data

Le Big data est l’ensemble des données produites par des utilisateurs partout sur Internet, transportées, accumulées et analysées. Matière première de notre vie numérique, elles sont à 85 % détenues par de très grosses entreprises qui définissent les règles changeantes du jeu auxquelles elles sont soumises. Elles sont devenues « le pétrole » du XXe siècle. Et cette tendance va s’accentuer avec le développement de l’informatique en nuage, le Cloud computing. Un tiers des données du monde seront stockées dans le cloud en 2020.

Compte tenu de ces enjeux, l’économie sociale et solidaire est portée à s’intéresser de plus en plus à cette économie de la donnée et à y prendre sa part, en poussant notamment au développement de l’open data - pour que de grands groupes ne monétisent pas, en les privatisant, des données publiques ou d’intérêt général - et à la protection des citoyens / consommateurs contre le développement du Big data - recueil et vente de fichiers de données personnelles.

Open source

Logiciel dont le code source est libre d’accès.

La désignation open source Open source Logiciel dont le code source est libre d’accès. , ou « code source ouvert », s’applique aux logiciels dont la licence respecte des critères précisément établis par l’Open Source Initiative, c’est-à-dire les possibilités de libre redistribution, d’accès au code source et de création des travaux dérivés.Mis à la disposition du grand public, ce code source est généralement le résultat d’une collaboration entre programmeurs.

Source : wikipedia

Outils collaboratifs

Outils permettant un travail collaboratif.

Les outils collaboratifs Outils collaboratifs Outils permettant un travail collaboratif. ont pour vocation de faciliter et dynamiser le travail collaboratif. En s’appuyant sur les Nouvelles technologies de l’information et de la communication, ils ont pour objet de faciliter les échanges d’information, la mutualisation, la créativité, l’efficacité, le travail à distance, etc. Ils peuvent être ouverts (wikipédia) ou semi-ouverts et tendent à effacer les hiérarchies traditionnelles dans un nouveau modèle de production. Ils s’intègrent parfaitement dans l’économie collaborative, l’économie du partage, etc.

Outils financiers solidaires

Les outils financiers responsables et solidaires se distinguent de la finance spéculative, et tendent à répondre aux enjeux de l’économie sociale, solidaire et territoriale.

Ils permettent de fluidifier les échanges, financer des projets d’innovations sociales et solidaires, insérer des personnes en situation d’exclusion, pallier le manque d’accompagnement, favoriser la transparence des investissements…

Ils sont complémentaires de la finance classique, en soutenant des projets qui répondent prioritairement à des problématiques sociales, environnementales et culturelles, et qui peinent à trouver des financements.

Ils se distinguent notamment par le fait qu’ils privilégient les projets sociaux durables, à moyen et long terme. Cette "finance patiente" s’adapte au rythme de l’économie réelle dans une démarche non spéculative, et plus responsable. Elle réintègre les citoyens aux processus de décision sur les projets à financer, pour une société plus respectueuse de l’homme et de son environnement.

Voir notre thème de travail "Banques et territoires".

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