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Carenews INFO - ESS, comment changer d’échelle, par Hugues Sibille

Impression ForumPublié le 2 février 2017 

« Je situe SOLAAL dans la partie innovante, qui invente une nouvelle économie du partage reposant sur les principes de l’ESS ESS Le terme d’Économie sociale et solidaire regroupe un ensemble de structures qui reposent sur des valeurs et des principes communs : utilité sociale, coopération, ancrage local adapté aux nécessités de chaque territoire et de ses habitants. Leurs activités ne visent pas l’enrichissement personnel mais le partage et la solidarité pour une économie respectueuse de l’homme et de son environnement.  : transparence, lien social, proximité, équité, …dans un secteur alimentaire où existe une longue tradition de coopération Coopération Acteurs qui ont des intérêts similaires qu’ils planifient ensemble, où ils négocient leurs rôles mutuels et partagent des ressources pour atteindre un objectif commun tout en maintenant leur identité . Elle peut y jouer un beau rôle. » selon Hugues SIBILLE, Président du labo de l’ESS

Article publié le 2 février 2017, par Judith Meyer, pour CareNews.

Quel panorama dressez-vous de l’ESS ESS Le terme d’Économie sociale et solidaire regroupe un ensemble de structures qui reposent sur des valeurs et des principes communs : utilité sociale, coopération, ancrage local adapté aux nécessités de chaque territoire et de ses habitants. Leurs activités ne visent pas l’enrichissement personnel mais le partage et la solidarité pour une économie respectueuse de l’homme et de son environnement. en France ?

Hugues Sibille : L’ESS se porte plutôt bien. La société française exprime aujourd’hui un désir d’ESS, pour de nouvelles solutions, ce qui n’était pas le cas il y a dix ans. Sa notoriété a considérablement progressé, en particulier chez les jeunes qui s’intéressent de plus en plus à elle. Le webzine Say YESS (www.say-yess.com) le démontre avec plus de 600 000 visiteurs uniques. Deux jeunes diplômés sur trois sortant de grandes écoles disent être prêts à travailler dans l’ESS. L’ESS dispose également d’une loi cadre, celle du 31 Juillet 2014, de bonne qualité, avec 87 articles qui précisent son périmètre et donnent un cadre institutionnel pertinent pour agir. L’ESS est aussi économiquement puissante dans de nombreux secteurs comme le médico-social, l’économie circulaire économie circulaire L’économie circulaire désigne un modèle économique dont l’objectif est de produire des biens et des services de manière durable, en limitant la consommation et les gaspillages de ressources (matières premières, eau, énergie) ainsi que la production des déchets. Il s’agit de rompre avec le modèle de l’économie linéaire (extraire, fabriquer, consommer, jeter) pour un modèle économique « circulaire ». , la coopération Coopération Acteurs qui ont des intérêts similaires qu’ils planifient ensemble, où ils négocient leurs rôles mutuels et partagent des ressources pour atteindre un objectif commun tout en maintenant leur identité agricole, la finance solidaire, les banques coopératives, la mutualité santé, … Participant d’une nouvelle économie de proximité, elle est enracinée sur les territoires où elle entreprend beaucoup. On la retrouve dans les circuits courts Circuits Courts Définition du concept de circuits courts , les monnaies locales, les coopératives d’activité et d’emploi, l’habitat participatif, les initiatives intergénérationnelles, etc. Elle est à la pointe de l’innovation sociale. De plus en plus, elle sait aussi s’allier avec d’autres, passer des partenariats avec les entreprises conventionnelles, les collectivités locales, les universités. C’est l’exemple des pôles territoriaux de coopération économique (PTCE PTCE Pôles territoriaux de coopération économique. ).

Quelles sont vos préoccupations sur l’évolution de l’ESS en France ?

La première préoccupation est le changement d’échelle. Comment faire pour passer de 10 à 20 % du PNB et surtout, grâce à cela, transformer notre modèle de développement, à bout de souffle. Il faut impulser de véritables stratégies de filières et de territoires, améliorer l’écosystème, coupler financements et accompagnement. Par exemple, je suis soucieux que l’ESS ne se fasse pas distancer par les entreprises de capitaux dans l’économie collaborative, comme on le voit avec les Airbnb ou Blablacar. Il ne faudrait pas se réveiller trop tard. Ma seconde préoccupation est que nous gagnions la bataille des idées auprès des dirigeants. Ce n’est pas encore le cas. Les économistes, les politiques, les syndicalistes, … ne nous prennent pas assez au sérieux. Ma troisième préoccupation vise à ce que les pouvoirs publics, tant français qu’européens, maintiennent dans la durée une politique publique de soutien à l’ESS. Après les présidentielles, quel que soit le résultat, il faudrait maintenir un ministère en charge de l’ESS, faire vivre et actualiser la Loi. De même pour la Commission européenne qui n’est pas assez engagée aujourd’hui sur l’ESS.

Retrouvez l’intégralité de l’article sur CareNews.

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