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Chef d’Entreprise - Les entreprises de l’ESS en quête de financement

Impression ForumPublié le 12 janvier 2017 

Véritable enjeu pour le développement de l’économie sociale et solidaire, les sources de financement public et privé se diversifient et s’étoffent pour soutenir le secteur et lui permettre d’enclencher une nouvelle dynamique. Malgré tout, la mesure de leur impact social reste majeure.

Cet article a été publié en janvier 2017, par Pierre Lelièvre, po.ur Chef d’Entreprise

Porteurs de projets, coopérateurs mais surtout entrepreneurs de l’économie sociale et solidaire, tous attendent des signes d’une économie davantage tournée vers l’action sociale. Le cadre légal formulé par la loi Hamon de 2014 a permis au secteur de se développer en fédérant, en 2015, plus de 2,4 millions de salariés, soit près de 14 % de l’emploi privé en France. L’influence économique du secteur pèse également davantage, en concentrant plus de 10 % du PIB, contre 6 % en 2013.

Deux ans après, "les clignotants sont au vert", annonce Odile Kirchner, déléguée interministérielle à l’ESS ESS Qu’est-ce que l’Économie sociale et solidaire (ESS) ?
Définition et présentation de cette économie différente, socialement utile, coopérative et ancrée localement
, lors d’un colloque le 23 novembre 2016 à Bercy. Une preuve, s’il en fallait une, du succès et du dynamisme du secteur, ainsi que de la nécessité d’en dessiner les contours.

Si le secteur est désormais en ordre de bataille et les premiers résultats positifs, les offres de financement s’ajustent aux particularités du modèle. "Les solutions de financement commencent à s’adapter et devraient être suffisantes", estime Alain Durand, trésorier du Conseil national des chambres régionales de l’ESS (CNCRESS). Un constat corroboré par Françoise Bernon, déléguée générale du think-tank, Labo de l’ESS : "La palette actuelle de financements répond aux besoins des entrepreneurs et est complémentaire, même si il y a encore un manque d’information et de pédagogie sur les offres existantes".

Des financements solidaires spécifiques

Le secteur peut notamment compter sur les produits solidaires existants pour étoffer ses capacités de financement. En 2015, l’encours des placements solidaires - qui a plus que doublé depuis 2011 - représente plus de 8,4 milliards d’euros, selon l’association Association Définition Finansol, promotrice de la finance solidaire. Composée en majorité par l’épargne salariale (5,2 mds d’euros) et bancaire (2,7 mds d’euros), la finance solidaire est également agrémentée, dans une moindre mesure, par l’investissement en capital-risque, à hauteur de 6,4 %. Odile Kirchner rappelait notamment que "l’ESS offre aux investisseurs un couple rendement-risque particulièrement attractif".

Un choix stratégique pour lequel a opté Julien Pillette, fondateur de Gecco, une société spécialisée dans la transformation d’huiles usagées en biocarburant. Porteur d’un projet scientifique et logistique conséquent, il a souhaité éviter les financeurs traditionnels pour ne chercher que "des financements fléchés ESS".

De fait, outre le soutien de banques coopératives - qui financent l’économie sociale -, l’entrepreneur s’est également tourné vers les clubs Cigales (1) pour faire entrer au capital de sa société près d’une quinzaine d’investisseurs en capital-risque solidaire. "Ce type d’investissement nous apporte de l’argent mais également du réseau afin d’asseoir notre impact sur un plan local. Cette participation citoyenne est extrêmement importante", défend l’entrepreneur lillois.

Des produits dédiés au secteur qui sont amenés à se développer dans le futur, sous l’impulsion des entreprises. Alain Durand confirme : "les acteurs de l’ESS cherchent à convaincre toujours davantage les financeurs privés des bénéfices de l’économie sociale".

Retrouvez l’intégralité de cet article sur Chef d’Entreprise.

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