Adopter de nouveaux indicateurs de richesse et de progrès social
La situation n’a sans doute jamais été aussi favorable à l’adoption d’autres indicateurs de richesse et de progrès. Le rapport sur la mesure de la performance économique et du progrès social de la Commission Stiglitz apporte une forte légitimité scientifique aux critiques anciennes faites au PIB comme indicateur de progrès humain. Tout le débat se situe désormais dans la construction et le choix d’indicateurs alternatifs ou complémentaires. L’absence d’indicateur parfait ne doit pas conduire à l’immobilisme.
La première priorité est d’améliorer et intégrer dans la comptabilité nationale des indicateurs non monétaires de bien-être, de santé sociale et de développement durable. Malgré leurs insuffisances, les marges d’amélioration de nombreux indicateurs complémentaires au PIB sont importantes et méritent un investissement soutenu de la collectivité.
Une seconde priorité est de fonder une politique socio-économique sur quelques indicateurs clés articulés à un tableau de bord intégrant les dimensions sociales, écologiques, d’intérêt général. Il s’agit d’institutionnaliser un nombre réduit d’indicateurs synthétiques à forte visibilité publique qui puissent être ensuite décomposés au travers un tableau de bord de notre richesse nationale.
Enfin, il convient de produire un rapport annuel sur le développement humain supervisé par une commission parlementaire et discuté à l’Assemblée nationale. Proposée en son temps par Patrick Viveret (2003), il s’agit d’assurer une large appropriation politique des nouveaux indicateurs de richesse de manière à ce qu’ils contribuent à l’amélioration de la délibération démocratique et orientent la décision publique. De son côté, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) propose d’animer la concertation nécessaire entre les statisticiens publics, les représentants de la société civile et, plus généralement, les citoyens sur la définition des indicateurs du développement durable.


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[...] 12.1. Adopter de nouveaux indicateurs de richesse et de progrès social [...]
De la même façon, pourquoi ne pas imaginer également un « salaire de bien-être » au sein des entreprises. Le simple revenu monétaire ne serait plus le seul indicateur de responsabilité et hiérarchie. Certains sont plus intéressés par la flexibilité dans les horaires, d’autres par la taille des équipes sous leur responsabilité, d’autres par la possibilité de prendre de longues plages de congés, etc. Le chiffre en bas à droite de la feuille de paie ne serait plus l’unique retribution de son travail et de la réussite au sein d’une entreprise, mais à coté cohabiterait ce « salaire de bien-être ».
Quel genre d’entreprises mettez vous dans l’ESS ? Si l’on faisait une répartition des entreprises par tranches de salariés, où se trouve la majorité des 2 millions de salariés ? dans les 500 salariés et plus ou dans les 50 salariés et moins ?
D’avance merci pour la précision.
Le Cn Cres vient de sortir un « Atlas national et régional de l’économie sociale et solidaire » où vous trouverez les réponses à vos questions sur la ventilation des entreprises.
Il est téléchargeable ici : http://www.lemois-ess.org/upload/gedit/1/file/PDF_atlas/AtlasESSFranceRegionsCNCRES.pdf
Le Cn Cres vient de sortir un « Atlas national et régional de l’économie sociale et solidaire » où vous trouverez les réponses à vos questions sur la ventilation des entreprises.
Il est téléchargeable ici : http://www.lemois-ess.org/upload/gedit/1/file/PDF_atlas/AtlasESSFranceRegionsCNCRES.pdf
Je suis tout à fait d’accord avec toi Romain, pour réussir à évaluer différemment les richesses produites, ce qui est nécessaire, il faut d’abord revoir le facteur travail. Les conséquences sur la consommation et par conséquent sur le choix des entreprises dans leur production, seront plus rapides…
J’ai malheureusement du mal à croire au pouvoir des instances publics face aux grandes entreprises, qui n’ont pas intérêt à revoir leurs richesses d’un point de vu solidaire..
C’est pour ça que favoriser les initiatives des PME sur l’aménagement de temps de travail pour pouvoir avoir des comportements individuels plus solidaires est une solution. Ce qui aurait alors une conséquence sur la consommation. Car le souci n’est pas d’évaluer différemment la richesse mais d’avoir plus de biens et services non monétaires dans la vie courante.