Changer la gouvernance des entreprises
La crise est une opportunité pour changer de vision sur l’entreprise, sur son rôle et sa finalité. L’entreprise ne peut pas (plus) être un simple instrument de génération de profit, dont l’usage est décidé exclusivement par les actionnaires. Elle est une institution, une entité socio-économique complexe et essentielle, encastrée dans la collectivité, chargée de produire des biens et services utiles à la société.
Sa santé économique est une condition essentielle de son existence, mais elle doit en même temps assumer et exercer sa responsabilité vis-à-vis de ses parties prenantes (notamment les salariés) et des impératifs sociaux et environnementaux.
L’ESS est pionnière pour un nouveau modèle d’entreprise, plus adapté aux défis du 21ème siècle et qui partage les principes suivants, de manière très plurielle : le profit est un moyen au service du projet, pas une fin en soi ; la gouvernance n’est pas focalisée sur les actionnaires, mais s’ouvre aux salariés et aux autres parties prenantes ; la performance n’est pas strictement économique, mais aussi sociale et écologique ; la rémunération des dirigeants et l’échelle de salaires est raisonnée et encadrée ; l’équité est présente sur l’ensemble de la filière.
Les propositions présentées dans cette partie concernent plus particulièrement les enjeux de gouvernance.
Ces propositions s’appliquent aussi bien aux entreprises classiques qu’aux entreprises de l’ESS.
5.1. Renforcer la participation des salariés et de leurs représentants dans la gouvernance des entreprises
5.2. Parvenir à une juste représentation des femmes dans les Conseils d’Administration
5.3. Organiser une gouvernance multi-parties prenantes au sein des entreprises.
5.4. Encadrer l’échelle des rémunérations dans l’entreprise


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cette vision est louable dans une approche sectaire. pour parvenir à sa réalisation, la locomotive devra être les entreprise deja inscrite dans une démarche ESS. c’est à partir de leur réussite, de leur différenciation que nous pourront établir un referenciel.
moi je suis en Afrique , en cote d’ivoire. je constate que le capitalisme pur et dur a encore de beaux jours devant lui. la gouvernance d’entreprise , qui se veut démocratique ou ouverte, reste marginale et contrôlée.
que faire? De la plaidoirie auprès des patrons? mener le combat de front? créer et donner l’exemple? moi je crois en la derniere solution.
A bientot
Je partage les propositions sur la gouvernance. Mais pourquoi ne pas utiliser l’outil de la fiscalité pour promouvoir un gouvernance non dictée par la création de valeur pour l’actionnaire.
Dans un récent entretien dans la presse, M. Aubry propose de refonder l’impôt sur les sociétés et de moduler son taux en favorisant « les entreprises qui réinvestissent une partie de leur profit en recherche, formation, équipements par rapport à celles qui les distribuent largement à leurs actionnaires ».
Une telle mesure serait par définition favorable aux entreprises de l’ESS.
Je partage la vision défendue ici ; néanmoins un point me chiffonne : quid des entreprises où les salariés ne sont pas en position de s’investir, soit pour cause de précarité, soit pour cause de turn-over intensif ?
Evidemment, il convient d’adapter la gouvernance et le dialogue social à la taille des entreprises. Les entreprises de l’ESS pourraient être pionnières et innovantes en la matière pour les PMI-PME, mais aussi dans le cadre d’un dialogue social territorial intégrant les acteurs de l’ESS. Quant à la difficile participation des salariés en situation de précarité ou dans des secteurs à fort turn-over, il conviendrait de valoriser et de capitaliser des expériences intéressantes de consultation des salariés dans les structures de l’IAE ou dans les services à la personne pour faire des propositions d’ordre général.
toutes vos propositions sont intéressantes,mais choisissez les plus identifiantes pour convaincre et moblliser.
Le rôle et le fonctionnement d’une agence de notation partenariale et indépendante devraitêtre approfondi.
La représentation que vous faites de l’ESS est d’autant plus intéressante que vous ne visez pas seulement à la renforcer mais aussi à l’inscrire dans un projet global et à mobiliser tous les acteurs économiques.
La gouvernance des entreprises ! Quel beau slogan mystificateur ! C’est un « cache-sexe » pudique qui occulte une réalité beaucoup plus atroce et immonde que celle que l’on veut bien regarder en face ! Une entreprise qui fait appel à des salariés est « intrinsèquement » immorale au regard des Droits de l’Homme (Déclaration universelle de 1948) et tous les efforts de « bonne gouvernance » qu’elle veut bien déployer, ne sont que des « trompe l’oeil ». Le fléau, c’est le salariat ! Il doit être remplacé par l’INVESTARIAT (voir ici : http://wiki-europa.europe-maintenant.org/index.php?title=Cat%C3%A9gorie:Investariat ).
J’invite les visiteurs de ce site à réfléchir au concept de « firme démocratique » (voir ici : http://wiki-europa.europe-maintenant.org/index.php?title=Firme_d%C3%A9mocratique ), concept qu’il ne faut pas confondre avec celui des bonnes vieilles « coopératives de travailleurs » dont Jean Jaurès fut le promoteur.
Ce n’est pas le lieu, ici, pour en parler en détails mais je souhaite vivement pouvoir rencontrer les animateurs du Laboratoire de l’économie sociale pour en débattre plus en profondeur.
Bien cordialement.
Si nous partageons votre volonté de démocratiser la gestion des entreprises (si vous préférez ce terme à gouvernance), en même temps, nous nous méfions des approches excessives et des solutions miracles clés en main….
De notre point de vue, les réponses au défi démocratique de l’entreprise ne viendront pas d’un remède définitif et monolithique, comme la suppression du salariat et le basculement vers une nouvelle forme unique de travail. Ces réponses seront forcément plurielles, imparfaites, en mouvement.
Les « bonnes vieilles coopératives de travailleurs de Jaurès » que vous semblez quelque peu dénigrer, en sont une. Pour info, elles existent toujours et se développent de manière très dynamique, qui plus est, sur des secteurs d’avenir : services aux entreprises, high tech, écoconstruction, bio, etc. Près de 2000 coopératives de travailleurs en France, 40 000 salariés et 1000 emplois supplémentaires par an (non délocalisables et durables).
Nous allons étudier avec intérêt les liens que vous nous avez transmis et reviendrons vers vous prochainement
Bien cordialement
Merci pour cette réponse encourageante.
J’ai un immense respect pour les coopératives de travailleurs. Mais la plus célèbre d’entre elles en ces temps modernes (càd Mondragon au Pays Basque) n’a pas pu résister à le tentation de faire subir à d’autres entreprises ce contre quoi elle s’est elle-même toujours très intelligemment protégée, à savoir : « acheter » une autre entreprise ! Et elle a fait cela parce que sa survie – disait-elle – l’exigeait dans le système économique et social du capitalisme démocratique. L’important est de se poser la question : Pourquoi cette coopérative a-t-elle du inéluctablement faire subir à d’autres ce qu’elle ne voulait pas qu’on lui fasse subir ? La réponse est, à mon avis, qu’une coopérative de travailleurs de peut subsister durablement que si toutes les entreprises sont des coopératives de travailleurs (des firmes démocratiques). Et pour ce faire, il faut obtenir une modification globale du contexte normatif qui autorise le salariat. Une telle modification n’est possible, me semble-t-il, que si une Cour de justice internationale des Droits de l’Homme en promulgue les nouvelles normes.
Bien cordialement à vous.
Initiative interessante, comme les articles.je vous signale que dans le cadre de TERRE-DEMOCRATE (www.terre-democrate.fr), j’ai pris en charge le théme pilote de l’ESSOR (Economie sociale et solidaire responsable).
Je crois avec d’autres, que le modéle d’avenir est effectivement celui de l’ESS aménagé, au niveau de sa structure de capital (pour y accueillir un capital individuel de proximité), au niveau de sa gouvernance (pour sortir de la façade démocratique qui n’abuse plus grand monde), au niveau enfin du salariat ( a impliquer avec des droits et surtout des devoirs forts)
L’ESS doit sortir du tout subvention ( par les deniers publics, ou les dons de particuliers).
Les grandes et belles reussites de l’ESS sont sur la m^me longueur d’ondes nous y reviendrons.
L’ESS doit à la fois défendre une identité forte et spécifique et se mettre en position d’irrigation du reste de l’économie, comme vous y invitez.
Trop souvent, on oppose les deux positions. Or, elles sont complémentaires et peuvent se nourrir l’une l’autre. Sans identité forte, « l’irrigation » risque d’évoluer vers la « banalisation ».
Et sans volonté d’irrigation, l’identitié forte risque de conduire à une « marginalisation » (syndrome du village gaulois). C’est dans cette tension féconde entre affirmation de soi et ouverture aux autres que l’ESS peut trouver une véritable dynamique de développement.
La gouvernance, c’est avant tout une histoire de pouvoir. Notre pouvoir individuel n’a pas à être externalisé dans des instances collectives à faible représentation et régulation. L’ESS doit oser s’affirmer dans une économie gouvernée par une intelligence collective reliée à son environnement naturel.
Bien que pouvant émerger d’un groupe de personnes, un projet de société où l’humain est au centre implique de fait tous ceux qui sont concernés. Il en va de même d’un projet social et économique d’une organisation. De nombreuses possibilités de vivre efficacement l’intelligence collective en entreprise sont réalisables et ajustables pour peu que les dirigeants en soient convaincus et qu’ils en fassent un axe stratégique.
« LA SOCIOCRATIE, UN PROCESSUS DE GOUVERNANCE INTEGRALE, ETHIQUE ET DURABLE BASE SUR L’EQUIVALENCE DE TOUS LES ÊTRES »
LIBERTE, EQUIVALENCE, FRATERNITE
Je crois fondamentalement à l’ « équivalence » des tous les êtres humains: il n’y a pas de supériorité de l’un par rapport à l’autre. Tous les êtres ont la même valeur au regard de la Vie.
Cette notion d’équivalence nous amène en un nouveau lieu, une nouvelle place, une nouvelle posture: inconnue depuis des millénaires… L’équivalence, l’équi-pouvoir, nous change des deux relations habituelles de pouvoir que je connais depuis que je suis né: dominant – dominé.
S’entrainer à épouser à chaque instant, dans chaque relation, cette posture d’équivalence est un Art, une discipline qui demande un entrainement quotidien comme un Art Martial.
Je décide de devenir un athlète en la matière!
En revanche, nous, les êtres humains, ne sommes pas pareils et tant mieux. Chacun d’entre nous a sa couleur, ses talents uniques (généralement c’est la polarité inverse de nos blessures), ses qualités et celles ci différent d’un être à l’autre: c’est la diversité qui constitue la richesse de l’humanité, comme dans la nature (D’ailleurs, nous faisons partie de la nature). En ce sens, je ne crois pas que nous soyons égaux. Mon cousin handicapé le sait bien car il le vit dans sa vie de tous les jours. Pour tout cela, je propose une nouvelle devise pour la France « Liberté, ‘Equivalence, Fraternité » qui est plus réaliste et qui intègre la diversité. Je crois que le mot « égalité » a des effets pervers qui peuvent amener au rejet de la diversité, de « ce qui est différent »… Il n’y a qu’à regarder les difficultés dans la durée qu’a la France à intégrer des personnes immigrées. Il n’y a qu’à regarder les difficultés que les organisations ont à profiter de toute la richesse des femmes surtout si elles sont introverties. Moi, je crois qu’une femme introvertie a autant de valeur qu’un homme extraverti. Et pourtant, les hommes extravertis dominent notre société encore aujourd’hui, et nous ne profitons pas de la diversité, de la richesse de tous les êtres, ce dont nous avons vraiment besoin maintenant pour transformer les choses…
Vive l’équivalence…
Un des enjeux majeurs de la gouvernance intégrale est d’incarner dans des processus, des façons de faire, des comportements, des modes de décision, des cadres de sécurité; cette valeur magnifique porteuse de Paix et d’Abondance, qu’est l’ÉQUIVALENCE.
ARRETONS D’ATTENDRE…
Ce qui ressort de multiples témoignages, c’est d’une part, que, l’être humain, lorsqu’il est vraiment acculé par les évènements, trouve les ressources en lui pour se prendre en main, reconquérir sa souveraineté et passer à l’acte. Et d’autre part, une exhortation à ne plus rien attendre des gouvernements, des institutions en général.
Nous sommes donc un grand nombre d’accord sur le thème de « ARRETONS D’ATTENDRE! », et passons à l’action, coopérons ensemble:
- pour bien travailler ensemble, coopérer, il est nécessaire d’avoir des règles du jeu, des processus. Ce n’est pas le plus difficile: ces règles, ces principes, ces processus existent- ils nous sont offerts par la sociocratie, l’holacratie et plein d’autres approches modernes et/ou ancestrales / premières.
- le plus difficile c’est de LE FAIRE: nous avons été habitués, conditionnés depuis notre naissance ainsi que toutes nos générations précédentes depuis des millénaires, à naviguer entre 2 postures: – dominant – et dominé. Pour coopérer, il nous faut « APPRENDRE » à partir de zéro une TROISIEME POSTURE, une 3ème voie, celle de l’EQUIVALENCE.
L’autre, enfant, adulte, handicapé, veillard, femme , homme, blanc, jaune, noir, jeune, vieux, riche, pauvre, malade, en pleine santé, patron, employé… n’est pas pareil que moi, certes : il a cependant la même valeur que moi. C’est une évidence encore très mentale et si peu incarnée, comment donc incarner cette valeur de l’équivalence dans le concret ? C’est l’enjeu de la gouvernance intégrale.
En fait, on pourrait voir ces processus de nouvelle gouvernance comme des roulettes de vélo pour nous aider dans l’apprentissage de la bicyclette. Une fois que nous avons intégré cette 3ème voie, on peut enlever les roulettes.
L’apprentissage de la sociocratie, de l’holacratie, ce n’est pas le sujet le plus difficile, ce n’est pas le problème, ce n’est pas le difficile – Lisez par exemple le livre de Gilles Charest et/ou celui de John Buck et en un weekend vous aurez compris ce que sont les processus de coopération – … Ce sont des recettes, des règles, des principes, des processus, finalement assez simples. Et je remercie tous ces acteurs dont Kees BOEKE (Hollande), le père de la sociocratie moderne, Gérard ENDENBURG (Hollande), celui qui a créé des processus dans le cadre particulier du modèle pyramidal à partir des principes de Kees BOEKE et enfin John BUCK (USA) et Gilles CHAREST (CANADA) qui ont contribué à diffuser la sociocratie de G. ENDENBURG en Amérique du Nord et plus récemment en Europe.
La vraie difficulté, notre seul défi: c’est d’intégrer dans tous les pores de notre peau cette 3ème posture, celle de l’équivalence. Ce n’est pas en regardant les grands marcher, que j’ai appris à marcher. J’ai pu être inspiré par eux, mais j’ai réellement appris « en marchant », en tombant, en me relevant et ainsi de suite… jusqu’à ce que je l’intègre et que cela devienne naturel.
Je marche « dominé-dominant » depuis ma naissance, mes parents aussi, mes grands-parents également, etc. Je dois réapprendre à marcher « autrement »: voilà l’enjeu…de la gouvernance de l’équivalence.
Bernard Marie CHIQUET, le 26 décembre 2009
Bchiquet@aol.com
LE RETOUR A LA SOUVERAINETE EN MATIERE DE GOUVERNANCE : reprenons donc notre pouvoir en matière de gouvernance, ne déléguons plus à nos habitudes et aux structures juridiques enfermantes
Je rencontre de plus en plus de responsables dans de grosses entreprises et un des sujets clés qui ressort, c’est le manque de LIEN SOCIAL.
Ceci est vrai en interne dans l’entreprise, ceci est également vrai en externe, dans l’éco-système de l’entreprise.
Ce LIEN SOCIAL s’est desséché dans les dernières décades: la pression sur un court terme très financier a pris le pas durablement sur la mission et la vision de l’entreprise.
Résultat: plus d’espace de parole, plus de concertation, moins de respect, disparition progressive du lien. Beaucoup de souffrances …
La question qui se pose est: comment rétablir/re-donner du LIEN SOCIAL au sein de ses entreprises et au sein de l’éco-système de l’entreprise?
Un des enjeux IMPORTANT et URGENT dans le monde de l’entreprise est de repenser l’organisation du travail.
Dans un monde ou l’économie n’est plus au service de l’homme, mais l’homme au service de l’économie, les objectifs de productivité et les méthodes de management poussent les salariés jusqu’au bout de leurs limites. Jamais maladies, accidents du travail, souffrances physiques et psychologiques n’ont atteint un tel niveau.
Il n’y a qu’à observer l’actualité hélas. Franck m’a fait connaître ce superbe documentaire passé sur France3 qui traite vraiment en profondeur ce problème symptomatique du capitalisme financier « La mise à mort du travail » (ne pas manquer les interviews sur le site: http://programmes.france3.fr/mise-a-mort-du-travail/ ).
REPENSER L’ORGANISATION DU TRAVAIL passe par l’évolution de la gouvernance des Entreprises, par des évolutions de structure et la mise en place concrète de processus de « travail sur le travail”. En respectant un principe fondamental de la Vie: l’équivalence de tous les Êtres. Nous ne sommes pas égaux en ce sens que nous sommes tous différents et nous avons tous des talents uniques. Nous sommes en revanche équivalents car tout ce qui vit a la même valeur, celle de la VIE. Nous avons la chance aujourd’hui de connaître des modes de gouvernance alternatifs qui intégrent dans la matière cette valeur clé qu’est l’EQUIVALENCE.
E.S.S. : une puissance freinée par un bouchon, celui de la gouvernance
Un pan important de l’économie dans le champ de l’économie sociale et solidaire est le monde associatif.
Les chiffres clés (année 2007) du monde associatif en France sont les suivants:
1,3 millions d’associations dont 600 000 fédérées, 730 000 associations employeurs, 1 français sur deux est adhérent d’une ou de plusieurs associations, 1 274 000 salariés (Les associations chiffres clés 2007 en France )
Ce monde associatif est lui aussi soumis à de fortes souffrances provoqués par d’autres causes que celles de l’entreprise du monde capitaliste. L’association est confronté à des limites structurelles de gouvernance, induites par la forme juridique même de l’association loi 1901: des Conseil d’Administrations « hors-sol », des dirigeants salariés dont la place est un vide juridique, dans sa relation au Bureau, dans sa relation au Conseil d’Administration, …
Les conséquences de ces lacunes, de ces vides et de ces failles sont double: 1- de la souffrance et des conflits (ouverts ou latents/non-dits), 2- une énorme gabegie d’énergie perdue dans cela et du coup non utilisée à construire et à développer les magnifiques initiatives humaines de ces associations (qui ne l’oublions, sont très souvent, les variables de compensation, que le monde politique et économique ne couvraient (couvrent) pas. La bienveillance humaine a comblé et continue de combler – de façon bénévole – les trous béants dans la raquette – laissés par notre gouvernance au plan politique et économique.)
Alors je propose que nous levions ces limites de gouvernance du monde associatif, imaginer toute l’énergie que nous pourrions libérer au service de l’Homme…
Au fond, dans ces deux mondes souvent opposés – économie capitaliste (dominante à ce jour), économie sociale et solidaire – un des sujets clés est le même – c’est celui de la gouvernance des organisations.
Je sens que le changement de paradigme, si cher aux Colibris, passe par la ré-union des ces deux mondes, longtemps opposés. L’évolution du mode de gouvernance dans chacun de ces deux mondes peut permettre de se retrouver, l’un libérant enfin toute sa puissance (l’Economie sociale et solidaire représente plus de 10 % de la puissance économique en France), l’autre se re-centrant sur l’Humain, sur sa mission humaine avant tout, l’argent étant remis à sa juste place, celle d’un moyen.
Alors ma proposition est le RETOUR A LA SOUVERAINETE EN MATIERE DE GOUVERNANCE et LA RE-UNION ET LA TRANSITION VERS UNE GOUVERNANCE CENTREE SUR L’HOMME, LA GOUVERNANCE PAR L’EQUIVALENCE.
LE POIDS DE L’ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE EN FRANCE:
9,8 % DE L’EMPLOI AVEC 2,1 MILLIONS DE SALARIÉS DANS 203 000 ÉTABLISSEMENTS
http://www.cress-rhone-alpes.org/cress/IMG/pdf/panorama_de_l_economie_sociale_et_solidaire_en_France_et_dans_les_Regions.pdf
http://www.cress-rhone-alpes.org/cress/article.php3?id_article=396
Ci-après le Projet de l’économie sociale et solidaire:
« Penser et agir autrement en société et donner du sens à l’acte d’entreprendre. L’économie sociale et solidaire combine engagement social et initiative économique pour mettre la personne humaine au centre des activités et replacer l’économie dans son contexte : les activités économiques sont un moyen au service d’un projet sociétal. »
http://www.cress-rhone-alpes.org/cress/article.php3?id_article=201
Bien à vous
Bernard Marie, décembre 2009
NB A signaler un site intéressant sur l’ESS http://www.lelabo-ess.org/
Des pistes de solution pour faire évoluer la gouvernance des entreprises…en videos
http://www.dailymotion.com/bernardmarie
http://www.dailymotion.com/video/xbz4xe_sociocratie-1-le-cercle-et-la-prise_webcam
Bonjour
une autre piste pour accompagner la gouvernance des entreprises mais pas seulement !!
http://www.riposteverte.com
et les vidéos sont aussi disponibles
De la poule ou de l’oeuf
Faut-il changer de gouvernance pour mieux partager l’entreprise
ou changer de partage pour mieux gouverner l’entreprise ?
L’entreprise, elle est publique , elles est privée, elle est personnelle, elle est collective ou elle est de l’ESS peut importe, mais elle est avant tout, une personne morale qui doit faciliter l’organisation socio-économique des personnes et des citoyens. De cette qualité de personne morale, elle à répondre devant toutes et tous de la justice sociale qu’elle apporte à notre société. Mais si les critères de cette justice sociale en l’occurrence le partage de la richesse produite ne sont pas clairement définis et énoncés et inscrits dans des lois toutes les solutions de gouvernance fussent-elles meilleures du monde ne changeront rien à l’ ascension des profits pour quelques uns et la pauvreté pour d’autres. Toutes les expériences de L’ESS n’ont pas été à ma connaissance porteuses d’une meilleure répartition des richesses pourtant lors de leur création , les espoirs étaient portés bien haut par leurs fondateurs. Pour toute personne qui se met en capacité de gouverner une entreprise ce ne doit pas être le pouvoir qui doit conduire son action mais sa capacité à orchestrer les différences pour constituer une harmonie. C’est donc un serviteur. C’est donc un état d’esprit qui doit s’inscrire dans une pratique. Tout comme un ouvrier met sa capacité de travail manuel , intellectuel au service d’une activité, un dirigeant doit faciliter l’expression socio-économique de la personne morale qu’est l’entreprise. A ce titre, de part sa fonction avec sa capacité et ses compétences qu’il a acquis grâce à l’expérience des autres comme nous tous par notre éducation et notre formation, pourquoi gagnerait-il plus et ce jusqu’à 20 ,100, 1000 et etc…fois plus. Comment la gouvernance peut-elle être un moyen sans revoir le partage réel des richesses ?
Emile Beucher
http://cooperationssolidaires.unblog.fr/