Conditionner la participation aux politiques d’emplois aidés à la consolidation et au développement d’activités d’intérêt général
La participation de l’ESS aux politiques publiques de l’emploi reste faible pour nombre d’organisations et entreprises de l’ESS alors même que le taux de recrutement des personnes éloignées de l’emploi est plus important que chez d’autres employeurs. Face à la montée dramatique du chômage, l’ESS est prête à participer à l’effort de solidarité qui passe aussi par une relance des emplois aidés, mais non sans une renégociation nationale et sectorielle du plan gouvernemental.
Plusieurs conditions semblent aujourd’hui nécessaires à la mise en œuvre de contrats aidés par les employeurs de l’économie sociale. D’abord, la mise en place de contrats pluriannuels permettrait d’ouvrir une aide aux postes d’encadrement, à un accompagnement des employeurs comme des bénéficiaires des emplois aidés. Par ailleurs, une politique ambitieuse de développement des services d’intérêt général est la condition d’une amélioration de la qualité de l’emploi dans l’ESS et de perspectives d’emploi durable des personnes en insertion.
Ensuite, la négociation des objectifs et des modalités de mise en œuvre des contrats aidés doit se réaliser dans le cadre d’un dialogue social renouvelé et territorialisé intégrant la participation et la représentation des employeurs et des salariés de l’économie sociale et solidaire. Enfin, une meilleure articulation des parcours d’insertion entre structures de l’IAE est nécessaire ainsi qu’entre celles-ci et les entreprises de l’ESS. Coopération qui doit s’étendre aux entreprises classiques.


Retour à la catégorie " 




La coopération avec les entreprises privées est selon moi, une priorité, afin de ne pas enfermer le discourt social. Le message doit circuler à tous les niveaux de l’économie. Sensibiliser les entreprises (par le biais de la clause d’insertion dans les marchés publics par exemple), permettra peut être de faire évoluer les mentalités et promouvoir les publics éloignés de l’emploi, en les acceptant au sein de l’économie locale, non comme des « charges » mais comme un potentiel économique à part entière.
Pour cela , il faudrait que les parcours d’insertion deviennent l’affaire de tous les échelons de l’économie : des structures d’accueil à l’employeur final. Instaurer un véritable partenariat, dans lequel chaque acteur du parcours à sa place, et y trouve son compte, ce qui n’est pas toujours le cas aujourd’hui. Entre le demandeur d’emploi, la structure d’accueil ou d’accompagnement et l’entreprise, les enjeux ne sont pas les mêmes. Peut être faut il faire émerger un enjeu commun ? Et pourquoi pas celui de l’humain ? Dans ce pari, tout le monde y gagne.
Certaines initiatives dans ce sens sont à saluer. La région Ile de France (voir le site : http://www.entreprenons-ensemble.fr), La Corse ( Le forum « Les métiers passent au vert » le 1er décembre à Ajaccio), La Franche-Comté (Groupe Indibat)… Les exemples ne manquent pas.