Créer des emplois de qualité
La montée historique du chômage est la manifestation la plus visible de la crise en France. N’est-il pas temps d’envisager un autre scénario, celui d’une création d’emplois de qualité sans attendre le retour de la croissance ?
Passer à une politique de la qualité de vie suppose de ne pas attendre de l’accroissement du PIB comme la solution à la crise de l’emploi mais d’investir dans des activités à plus fort contenu en travail. Un tel scénario conduit à soutenir massivement et à inciter fiscalement à la reconversion écologique des secteurs agricole, du bâtiment, des transports et de l’énergie qui ont un très fort potentiel de création d’emploi.
Il s’agit aussi d’enrichir le PIB en services relationnels, en emplois de proximité et de qualité, écologiquement plus sobres et socialement plus responsables. Il exige un partage plus équitable du travail qui ne repose pas sur l’augmentation des heures supplémentaires pour les uns et à l’imposition de temps partiel subis pour les autres. Il invite à rompre avec l’idée de « l’emploi à n’importe quel prix », notamment dans les activités de services, sans tenir compte ni du sens et des conditions de travail, ni des inégalités de revenus qu’elle engendre. Il propose enfin de sortir des politiques d’emplois aidés quantitative, descendantes, instrumentales et court-termistes pour les (ré)inscrire dans un dialogue social sectoriel et territorial qui fasse toute sa place aux employeurs comme aux salariés de l’ESS.
3.1. Préserver et maintenir les emplois de l’ESS face à la crise
3.2. Investir dans les capacités humaines pour répondre au besoin de main-d’œuvre de demain
3.3. Conditionner la participation aux politiques d’emplois aidés à une politique de consolidation et développement d’activité d’intérêt général
3.4. Contribuer à la conversion écologique des emplois
3.5. Faciliter la relocalisation de certaines activités économiques


Retour à la catégorie " 




Il est bien temps en effet, de se préoccuper de la qualité des emplois, lorsque l’on constate que le mal être de milliers de salariés coûte plus cher au système en frais de santé, que les mesures en faveur de la qualité qu’il serait facile de mettre en place, pour peu que nous, français acceptions de remettre un peu en cause notre conception de l’utilité sociale individuelle et notre système de valeur économique.
Si la crise nous oblige à revoir notre façon de consommer, et à privilégier la qualité à la quantité, peut être sommes nous enfin, en train d’analyser les erreurs commises par le passé et nous soucions nous d’avantage de l’essentiel. A quoi vont servir les quelques euros chèrement économisés, si notre qualité de vie, notre santé, nos rapports aux autres ne nous rendent pas heureux, si chacun, malgré ses efforts ne se sent pas à sa place, a le sentiment permanent de ne jamais être à la hauteur. Car c’est bien ce qu’engendre la crise, un sentiment général d’insécurité qui renforce les comportements d’isolement, qui empêche de se projeter sur du long terme.
Alors, oui, la politique sociale multiplie les mesures « choc », sans se soucier de la principale source de production du pays : l’humain.
Ce serait en effet une bonne chose qu’une pensée et une volonté commune œuvre à plus d’humanisme dans les rapports sociaux et les échanges économiques…
Pour créer des emplois de qualité, il faut que l’esprit d’entreprise passe à gauche, passe dans le peuple. Assez d’entendre ces parons sont nuls : créons les entreprises sociales et écologique !
Arrêtons de travailler pour des patrons voleurs ! arrêtons de négocier des augmentations de salaire chez Auchan ou Aréva; mais créons les entreprises que nous souhaitons.