Créer une avance remboursable Oséo Innovation sur de l’innovation sociale.
Oséo Innovation propose aux entreprises innovantes une large palette d’aides et d’outils financiers, pour les accompagner de l’idée au lancement opérationnel. Elle propose notamment des avances remboursables en cas de succès (et à taux zéro) pour financer les dépenses de R&D d’entreprises existantes ou en création. Oséo Innovation propose aussi des outils et aides spécifiques à un secteur d’activité.
Une avance remboursable sur de l’innovation sociale pourrait être instaurée, soit par élargissement du périmètre des aides existantes, soit par la création d’une nouvelle aide dédiée. Une expérimentation pourrait être lancée sur une ou plusieurs Régions, en lien avec les élus et programmes régionaux en faveur de l’ESS.
Le même raisonnement peut s’appliquer aux autres aides et outils financiers d’Oséo Innovation (« aide passerelle », « contrat de développement innovation »…). Dans cette perspective, il faut néanmoins approfondir l’évaluation du « retour sur investissement » de l’innovation sociale en termes d’impact sur l’emploi, l’activité économique, le bien-être social, etc. pour justifier véritablement la mise sur pied d’avances remboursables, comme sur l’innovation technologique (dont il est démontré qu’elle peut créer beaucoup d’activité économique et d’emplois qualifiés).
Au-delà d’Oséo, l’ESS doit également réfléchir à développer ce type de financement intermédiaire, entre subvention et fonds propres (avance remboursable), pour mieux soutenir les projets innovants ou à fort potentiel de développement. Il existe déjà des premiers outils comme le Fonds FIDESS (CDC / France Active) qui finance des créations de nouvelles entreprises ESS à partir d’activités existantes ou encore le Contrat d’amorçage France Active qui finance environ 300 projets ESS par an en amont des interventions traditionnelles des financeurs. Dans les deux cas, il y a possibilité et même nécessité de changer d’échelle.
La philanthropie est une voie potentielle de financement de ces dispositifs public-privé, à développer. D’autant plus que l’ESS défend un modèle français et européen de philanthropie qui responsabilise les entreprises et les personnes sur le financement de causes d’intérêt général… sans pour autant déresponsabiliser les pouvoirs publics.
Ce modèle s’inscrit dans une logique de complémentarité et non de substitution (les fondations compensant le désengagement de l’Etat), dans le financement des missions d’intérêt général. Il s’applique donc particulièrement bien à des outils hybrides de financement de l’innovation sociale.


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Intéressant,
Mais l’approche « avance remboursable » est-elle vraiment pertinente pour les innovations à caractère social : une innovation technologique, si elle s’avère pertinente, doit permettre de générer un « cash » important permettant de rembourser les frais de R et D. Est-ce vraiment ce que l’on peut attendre d’une innovation sociale ?
Ou alors, il faudrait développer des outils permettant de mesurer l’impact de l’innovation sociale, au-delà des emplois ou du CA créés (par exemple économies de dépenses sociales). A creuser…