D’une politique de promotion et de connaissance de l’ESS à une politique d’évaluation et de capitalisation

L’action des élus et des réseaux d’acteurs a permis une meilleure connaissance de l’ESS sur les territoires. Les portraits statistiques sur le poids de l’ESS ont été déclinés à plusieurs échelons territoriaux.

Multiplication d’événementiels du type mois de l’ESS, publication de divers guides locaux sur l’ESS, etc., à se replacer dix ans en arrière, l’ensemble de ces démarches et outils de communication était embryonnaire.

Pour autant les résultats des politiques entreprises restent trop partiels et fragmentés. L’exercice indispensable d’évaluation et de capitalisation devrait être l’occasion d’un retour sur expériences entre territoires de manière à obtenir une évaluation consolidée et autant que possible chiffrée des politiques de l’ESS.
Certaines données manquent cruellement à commencer par le nombre et les caractéristiques de la centaine d’élus ayant une compétence ESS dans les différents échelons des collectivités locales.


De même, que représentent les appels à projet ESS en termes de nombre de projets, type d’initiatives, d’emplois créés, d’effets sur les territoires ? Sont-ils financièrement symboliques ou permettent-ils de faire effet de levier ? Il y a aussi peu d’éléments sur les impacts des actions d’information et des événements de promotion de l’ESS en termes de nombre et fréquence, de nombre et types de participants.

Voilà autant de questions qui méritent d’être traitées à l’échelle de différents territoires, de manière à favoriser la diffusion et la duplication d’expériences et d’outils. Ce travail transversal de mutualisation pourrait être le premier pas vers une évaluation-prospective de manière à poser collectivement les jalons d’une seconde génération de politique publique d’ESS.

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