Développer de nouveaux fonds de garantie sur des territoires ou filières d’activité
Un des outils financiers existants sous-utilisés et/ou mal utilisés dans l’ESS est le crédit. Elle révèle en creux une mauvaise allocation des ressources, notamment des fonds propres, (sur-)utilisés, à mauvais escient, pour la trésorerie ou l’investissement. Ce faible usage du crédit s’explique à la fois par une culture financière insuffisante dans les associations et par une frilosité des banques face aux petites et moyennes associations, alors que des outils existants (fonds de garantie par exemple) renforcent pourtant leur sécurité.
Cette double inhibition est peu à peu débloquée par des outils combinant la garantie apportée à la banque prêteuse et l’accompagnement de l’emprunteur pour le montage du crédit. Des fonds territoriaux développés par France Active avec l’appui de la Caisse des Dépôts et des collectivités territoriales ont ainsi mis en place, depuis le début des années 90, des milliers de crédits bancaires garantis au profit de l’IAE.
Le succès de la formule s’est étendu aux demandes de prêts garantis pour les entreprises adaptées, les Scop, etc. La plupart des fonds de garantie sont regroupés dans France Active Garantie (FAG), pour un encours de prêts dépassant 100 millions d’euros. Leur effort financier est relativement faible grâce à un effet multiplicateur (60 millions d’euros de prêt n’appellent que 10 millions d’euros de ressources sur le fonds de garantie).
Ce système doit être développé, par exemple en créant de nouveaux fonds correspondant à des filières d’activités, à des territoires ou à des publics particuliers ; et en articulant mieux ces fonds avec les outils existant pour les PME ordinaires (Oséo, organismes de caution mutuelle…).


Retour à la catégorie " 




Pourquoi l’outil des plate-formes d’initiatives locales est-il géré par les Chambres de commerce ou de métiers et jamais par les Chambres de l’ESS ?
Sans doute parce que les Plates formes d’initiatives locales accompagnent et financent lds projets de création d’entreprise qui ne relèvent pas forcément du secteur de l’économie sociale et solidaire. En revanche, il serait intéressant de proposer un rapprochement entre les CCI ou Chabmres de Métiers et les Chambres Régionales de l’ESS….., pour les entreprises créés qui relèvent de l’ESS.
Les commentaires précédents portent sur les PFIL alors qu’elles prêtent une attention très distante à l’égard des garanties que peuvent contracter les entreprises qu’elles accompagnent. Il convient en effet de renforcer sur les territoires les moyens des fonds de garantie en même temps que les banques dont le pourcentage de confiance s’est terriblement altéré ces deux années dernières sous l’effet de la crise financière doivent centralement reconsidérer leur approche de l’ESS y compris pour celles qui en sont le plus proche.Ainsi des consignes descendantes permettraient d’améliorer sur le terrain l’intervention bancaire appuyée par des fonds de garantie conséquents. Il est curieux que les Conseils Régionaux soient plus prompts à doter les fonds de garantie en faveur des PME/PMI à coup de millions d’euros laissant de coté tout un pan de l’économie: celui de l’ESS. Il est évident que plus de garantie favorise la bancarisation de l’économie tout en étant un signe fort en direction des banques dont la mission première est d’accompagner le développement économique.