Développer des actions de sensibilisation à l’entrepreneuriat social et solidaire

Ces dernières années, les actions, outils et initiatives de sensibilisation à l’entrepreneuriat social et solidaire se sont multipliés : conférences, ateliers, brochures, publications, sites web, vidéos, etc. sur l’ensemble des territoires.

Citons ici deux types d’actions à développer plus particulièrement, car ne s’adressant pas à un public déjà averti ou initié.

La participation à des salons et forums de la création d’entreprise (Paris, Lyon, Nantes, Lille…), à travers des espaces dédiés, des ateliers et des conférences. Objectif : toucher directement les candidats à la création d’entreprise, valoriser l’entrepreneuriat ESS comme un entrepreneuriat à part entière, faire mieux connaître et reconnaître l’ESS par les milieux économiques locaux. La promotion de l’entrepreneuriat ESS s’y base notamment sur de la « pédagogie par l’exemple », sur la mise en avant de parcours et réussites d’entrepreneurs ESS, auxquels les « apprentis entrepreneurs » peuvent s’identifier.

Autre type d’action : l’intégration de modules dédiés à « l’entreprendre autrement » dans les formations initiales et continues liées directement ou indirectement à l’entrepreneuriat, notamment au sein des écoles de commerce et universités de management. Toutes les initiatives de ce type, même pour des enseignements d’ « ouverture » (modules de quelques heures) sont pertinentes, car elles sont aujourd’hui encore rares et difficiles à faire exister et à développer.

De manière complémentaire, il importe de favoriser l’intégration de modules sur l’entrepreneuriat dans les formations spécialisées sur l’action sociale, comme les IRTS (Institutions régionaux du travail social).

Comme il est difficile de mesurer leur « retour sur investissement » direct, ces opérations de sensibilisation, qui s’inscrivent dans une optique de moyen/long terme, sont plus difficiles à faire financer, d’autant plus que leur budget peut être conséquent.

Pour ces raisons, il importe de bien les « cibler », en visant les « terreaux les plus fertiles » en futurs entrepreneurs ESS. De ce point de vue, on peut distinguer cinq grands types d’entrepreneurs ESS : anciens travailleurs sociaux et éducateurs spécialisés, historiquement, la première génération d’entrepreneurs solidaires ; cadres issus du secteur privé lucratif et qui ont acquis une expertise dans le champ économique classique et souhaitent la mettre au service d’un projet d’entreprise ESS ; anciens salariés d’entreprises ESS ; anciens syndicalistes (notamment présents dans le champ de la reprise) ; jeunes diplômés.

Chacun de ces « terreaux » nécessite des outils, des approches, des messages, des partenaires spécifiques.

En complément de ces actions qui impliquent un maillage territorial fort, au plus près des acteurs et des besoins, il est pertinent de mener des actions de communication de plus grande envergure, et de chercher à investir des médias de masse.

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