Développer les circuits courts solidaires et les circuits de distribution solidaire sur le web
Les circuits courts solidaires permettent de mettre en lien direct producteurs et consom’acteurs à travers une véritable approche de développement durable. Ils répondent à une véritable attente des citoyens, en quête de lien, de solidarité, de proximité et de qualité écologique et sociale. En quelques années, les Amap ou les Jardins de Cocagne se sont considérablement développés pour toucher aujourd’hui des dizaines (voire des centaines) de milliers de personnes.
Dans les villes, la demande est déjà largement supérieure à l’offre. Mais le développement d’une offre de circuits courts solidaires à la hauteur de la demande doit se faire dans des conditions écologiques et sociales satisfaisantes pour le producteur maraîcher. Si les premières sont souvent remplies, les secondes ne le sont pas forcément (salaire proche du Smic, peu de vacances, pénibilité physique…). Il faut développer de nouveaux outils pour améliorer ces conditions sociales.
Au-delà des échanges directs entre producteurs et consommateurs, l’autre l’enjeu est de développer des circuits de distribution solidaire sur le web. L’accès à l’information est une contrainte au moins aussi importante que l’argent. L’explosion du commerce électronique invite à investir sur des sites grand public pour diffuser une offre responsable, équitable et solidaire. L’ESS est pionnière. Le Marche Citoyen.net (3000 commerces de proximité), Colibris-lemouvement.org (2000 producteurs) et Eco-Sapiens.com (30 000 produits) dessinent ensemble le plus grand réseau de distribution bio, équitable et solidaire de France, alternatif à la grande distribution.
Plus de 200 000 personnes viennent chaque mois y « faire leurs courses ».
Les acteurs de l’ESS de la consommation responsable doivent développer et renforcer leurs collaborations sur des projets structurants comme le projet SOL. Ces collaborations renforcées permettraient également de davantage réfléchir et harmoniser les critères de sélection des entreprises ESS / consommation responsable, de mutualiser des moyens, de mobiliser plus facilement des financements pour communiquer ou investir sur de la R&D, de croître et de développer l’offre et surtout se faire davantage connaître et reconnaître par les consommateurs.
Si les acteurs de l’ESS ne s’engagent pas dans cette direction avec force, ils laisseront aux acteurs économiques traditionnels le soin de dominer l’offre « durable », dans laquelle ils ne voient que de nouveaux moteurs de croissance « verte », sans pour autant remettre en question le modèle économique global. Pour ce faire, ils s’appuieront, comme souvent, sur les innovations économiques, sociales et environnementales imaginées dans des laboratoires de la société civile et de l’ESS.


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Proposer une Scic e-commerce de produits agro-alimentaires et vinicoles à destination de tous pays ouverts, ne séduit pas le capital-risqueur espérant
des résultats à deux chiffres. La ronde des liens utiles copie tournez manège.
Pourtant, le Holding coopératif proposé en gouvernance de ces Scic, devrait
constituer un axe sociétal et une mesure économique. Si vous partagez les
idées conduisant à des réalisations d’intérêt collectif, faites-vous connaître…!
Très cordialement : Guy Dourlent
Effectivement les circuits courts de produits bio sont un enjeu majeur. La demande est tres supérieure à l’offre et il y a un veritable appel d’air pour les jeunes souhaitant se lancer par exemple dans le maraichage bio, ce dont je suis. Dans ma situation, je rencontre trois obstacles. Le premier est celui du foncier: pas de projet maraicher viable en dessous de 1 ou 2 ha, or c’est tres difficile à trouver dans les zones périurbaines et ca coute tres cher. Le second est comme cela a été dit celui de la penibilité du travail (70h/sem), pas de vacances et peu de WE pour gagner tout juste un smic. Le troisième est celui de l’impact environnemental du metier: ok le bio certifié est un incommensurable pas en avant par rapport au conventionnel, mais on fonctionne encore à grand renfort de tracteur, de fuel, de plastiques, de pesticides (certifiés bio certes) et fertilisants (certifié bio certes mais dont l’empreinte carbone peut poser question eu égard à leur provenance et à leur conditions de fabrication). Meme si demain la production agricole bio se generalise en fonctionnant dans les conditions de production actuelles, nous ne pourrons pas parler d’agriculture durable.
Compte tenu de ces enjeux, je pense que nous devons experimenter encore d’autres modes de production alimentaire en valorisant les espaces urbains résiduels: jardins de particuliers, jardins partagés sur les espaces publics, au pied des immeubles, sur le toit des immeubles….Aujourd’hui des espaces de 3000m² ou 5000m² ne sont pas valorisés parce qu’il est impossible à un maraicher d’y conduire son activité de façon rentable. Par contre je suis convaincu que ces espaces residuels peuvent etre valorisés par des jardiniers reunis en coopérative de production – consommation. Je pense que le cadre de l’ESS peut nous permettre de mettre en lien des propriétaires de petits espaces urbains non valorisés, des jardiniers possedant un savoir faire, des consomm’acteurs et des collectivités locales. Mis bout à bout, ces espaces representent des surfaces et un potentiel de production considerables, le jardinage à la main de ces petits espaces permet d’employer des techniques douces dont l’impact evironnemental est a mon avis moindre que celui de l’exploitation maraichère. La commercialisation d’une partie des légumes produits peut permettre de rémunérer à temps partiels les jardiniers. Encore une fois mis bout à bout cela peut representer pas mal d’emplois….
Je pense que nous avons tout ce qu’il faut pour inventer des solutions conviviales aux enjeux collossaux de notre epoque, il nous faut « seulement » avoir l’intelligence et l’ouverture nécessaire pour établir les bonnes connexions…
Merci pour cette idée très intéressante… Les petites rivières font les grands fleuves !
Le changement de cap implique aussi un changement de mentalité : arrêtons de raisonner « big is beautiful » mais pensons plutôt « network is beautiful ». L’ESS est de ce point de vue bien placée.
effectivement voilà une idée intéressante qui commence d’ailleurs à faire son chemin aux Etats Unis.
Voir aussi les initiatives de Terres en ville.
Il faut développer les jardins ouvriers à proximité des villes et sur les terrains « vagues » non encore dévorés par l’urbanisme. Mais allez faire entendre raison aux maires !
Je trouve très valorisant de manger ses propres fruits et légumes. Et en plus, l’effort physique produit est bien plus sain que celui fourni dans une salle de sports !
Bonjour,
Nous sommes heureux de vous annoncer la mise en ligne du site http://www.consommer-local.fr
Site de mise en relation entre Producteurs/Acteurs des circuits courts de distribution et les consommateurs pour une consommation responsable et une meilleure provenance des produits .
En espérant vous accueillir sur le site.
N’hésiter pas à nous contacter ,nous serions ravis de vous exposer notre but .
Nous sommes une équipe très impliquée dans les changements de modes de consommations.
Cordialement.
L’équipe de http://www.consommer-local.fr
Bonjour Evelyne,
Je viens d’aller voir votre site http://www.consommer-local.fr et je le trouve très agréable dans sa navigation et fluide, je vois que vous venez d’ouvrir et je trouve l’idée exellente.
Des producteurs se sont déjà enregistrés et entre autre des moulins (Bonne idées pour trouver de la farine qui ne vienne pas des pays de l’est….).
La consommation locale est le défi à avoir pour une consommation équitable et une VRAIE connaissance de l’origine des produits que l’on consomme.Quand on voit dernièrement les cochonneries que l’on trouve dans les produits laitiers, les brumisateurs (certainement avec quelques conservateurs ) dans les rayons fruits et légumes de supermarchés et j’en passe, car la liste est longue.
Bon continuation sur le net en tout cas bravo et je vais en parler autour de moi !
VIVE LA CONSOMMATION DE PROXIMITÉ !!!
Assiette tous risques : manger peut nuire à la santé
Reportage à ne pas manquer sur france 3 le 28/06/2010 à 20h30
commentaire après la diffusion
la nourriture d’aujourd’hui est la santé de demain
Pour tous ceux qui ont vu le reportage de france 3 complément d’enquêtes sur notre nourriture .
Je pense que nous avons tous été choqués de voir que alimentation contient des antibiotiques -pesticides-et PCB et ce en nombres non négligeable .ET les contrôles de l’europe ….et l’interdiction des pesticides loi européen on se moque de nous comme toujours !!!
En parallèle on nous dit que nous allons vivre plus vieux ????
Retrouvons le sens de la raison et pensons en économie solidaire et durable pour que cesse tous ces abus .
le meilleur moyen se passer au maximum des intermédiaires .
Reprenons le chemin de nos campagnes à la rencontre de nos producteurs ils en ont besoin .
Pour les habitants des grandes villes faites vous liver des paniers fermiers …
Et comme nous voici arrivés aux vacances allons de preferences chez tous ces gens qui nous acceuillent a la ferme et retrouvons le gout des saveur …
Pour notre bien être et celui de la planète consommons local
ils nous faut changer nos modes de consommations notre santé est en jeu !!!!!
Changeons nos modes de consommation afin de soutenir les activités locales !
Nous devons savoir ce que nous mangeons et redonner du pouvoir d ‘achat a nos agriculteurs
consommons responsable
venez nous rejoindre sur www. consommer-local.fr
Merci Évelyne pour ce site qui m’a permis de trouver des adresses de producteurs près de chez moi.Je suis d’accord ,il faut changer notre mode de consommation et que les producteurs soit plus lisibles sur leurs activités et leurs produits.
Nous avons quand même du mal à savoir qui vend quoi et où !!
En plus sur consommer-local.fr on peut en créant un compte (gratuit bien sur!!!)avoir des producteur en favoris , vraiment bien…..
Trouvez les producteurs près de chez vous avec consommer-local.fr
Bonjour,
L’urgence et la priorité sont de créer de véritables contre-circuits de distribution alimentaire et non-alimentaire. Cela implique d’impulser les coopératives de consommateurs partout sur les lieux de vie, et en particulier dans les endroits où la vie est la plus dure : chômage, déclassement, etc.
Une taxe doit être imposée aux grandes surfaces de plus de 400 m² (qui, par définition, ne délocaliseront pas leurs activités) pour financer la création de ces contre-circuits de distribution. Il n’est plus admissible que seules quelques financiers et quelques grandes familles prospèrent sur la difficulté économique des classes moyennes, modestes, voire abandonnées.
Les producteurs n’ont pas su le faire à temps, il faut aujourd’hui les y aider. Voilà un grand défi pour l’ESS, un enjeux national.
L’autre urgence sera de déloger les entrepises qui fournissent de l’obésité dans les collectivités : hôtpitaux, écoles, prisons, maisons de retraite, etc. Il est temps que les citoyens se réapproprient leurs cantines et celles de leurs enfants et anciens. En Suisse, ce sont des parents qui font à manger dans les écoles, sinon, pas de parents, pas de cantine. Voilà le système qu’il faut imposer, sans tergiverser. On reproche assez aux politiques d’être timorés, voire un peu lâche. Qu’on ne fasse jamais ce reproche à l’ESS, sinon, ce sera sa mort définitive.
Allez, au travail ! Car ce n’est pas l’argent qui manque, c’est de se remuer, c’est l’énergie de la création !
Bien cordialement,
Hervé BOMPARD-EIDELMAN