Développer les coopérations sur les territoires entre acteurs d’une économie plurielle et solidaire
La contribution de l’ESS au développement local ne saurait se limiter, ni à la croissance du nombre des coopératives, mutuelles et associations sur les territoires, ni à l’appui à la création d’entreprises sociales et d’initiatives solidaires fussent-elles innovantes.
Au-delà de la valorisation de son poids quantitatif et de son potentiel en termes de création d’emplois, l’ESS concourt aussi à la valorisation des ressources locales. Qualification de la main d’œuvre, gestion prévisionnelle des compétences, valorisation du patrimoine et de l’environnement, aides à la reprise d’activité productive, mutualisation et coopération entre acteurs et entreprises, etc., elle participe à l’attractivité globale des territoires.
Plus ambitieux est de positionner l’ESS comme le moteur d’un autre développement territorial. Relocalisation des activités économiques, pôles de coopération, circuits courts entre producteurs et consommateurs, orientation locale de l’épargne par la finance solidaire, expérimentations de monnaies sociales, maintien et développement de services locaux d’intérêt général, promotion d’une consommation responsable, élaboration d’indicateurs locaux de bien-être, co-construction de l’action publique, etc., l’ESS contribue à une économie territoriale durable avec des effets d’entraînement positifs sur l’ensemble des acteurs économiques et sociaux.
4.1. Expérimenter et labelliser des pôles de coopération territoriaux
4.2. Mettre en place un dialogue économique et social territorial multipartites prenantes
4.3. Expérimenter la délivrance de nouveaux services d’intérêt général locaux, par l’investissement des collectivités dans des entreprises de l’ESS
4.4. Capitaliser et élargir les politiques territoriales et les dispositifs locaux de soutien à l’ESS
4.5. Développer des fonds territorialisés d’innovation sociale mixant financements publics et privés
4.6. Développer une commande publique locale responsable et conditionner les aides publiques aux entreprises
4.7. D’une politique de promotion et de connaissance de l’ESS à une politique d’évaluation et de capitalisation


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Vient de paraître « Cohabiter pour vivre mieux » Ed JC Lattès. Dans ce livre nous montrons des formes possibles et multiples de cohabitat. Par notre expérience de médiatrices et de cohabitantes, il nous y donnons des pistes pour bien réussir ce qui concerne la solidarité et le partage des espaces mais aussi d’outils, de services, de temps… Il nous semble que pour que des habitants se saisissent d’un projet et le porte (réhabilitation ou création) il est nécessaire d’offrir des cadres de rencontres et des outils comme la médiation de projet.
Très intéressantes questions. Notre réponse concerne un projet concret, mais cette idée
manque de pétro-dollars (référence à une certaine publicité) et si elle se réalisait dans les
Régions, sans inverser le chômage, elle procurerait des emplois et des plus-values pour
les producteurs associés. Il faut créer un multisociétariat de porteurs de parts sociales,
comme dans toute Coopérative Scic. Ce n’est donc pas une spéculation d’actionnaires et
le rendement des obligations ((4,5%) constituerait une épargne au rendement triple de ce
que donne le fameux Livret, pour 28% de sociétaires du public, d’associés-salariés 51%
et 20% de collectivités + 1% d’un holding de gouvernance et de croissance. Intéressant.
Les personnes déterminées à participer peuvent se faire connaître, juger de l’opportunité d’adhérer ou pas et (si possible), apporter un soutien moral, pratique et/ou financier, car
nous ne disposons jusqu’à présent, d’aucune subvention. Merci et très cordialement : GD
bonjour,
le développement des coopérations peut passer par plusieurs axes, afin que des personnes, institutions, groupements s’associent, un « médiateur », ou un média féderateur, neutre sur le terrain, et en dehors des jeux (je) professionnels. en Rhône Alpes, PACA, Paris vous avez Oxxygène, engagée dans des actions éthiques et durables, il propose des services de médiation pour élaborer projets, lancer l’échange et la co-construction par l’art, la culture, l’artisanat,l’interculturel,etc. Ils sont ouverts à développer leur propositions selon leurs compétences ou grâce à leur réseau de contacts. Coté financement, de nos jours, je pense qu’il est important de développer des initiatives privées, mécénes, entreprises ou fondations. Un réseau à découvrir IAF, bien cordialement
Bonjour,
J’identifierais deux médiations possibles :
La première peut s’opérer via la création d’un Pacte Local. Démarche volontaire, prospective qui aggrége petit à petit ; qui construit des convergences … Bref, référence à l’expérience des Pactes Locaux, adossés à la Fondation C.L. Mayer, depuis 1998.
Chaque territoire est en mesure d’élaborer sa propre démarche de type Pacte Local, imaginer un processus par lequel les acteurs volontaires conforteront un système de relations qui tient le sens (les valeurs), des objectifs de travail, saisir des opportunités, valoriser un parcours collectif, capitaliser leur expérience commune etc.
Jusque là, pas de difficulté majeure puisque nous sommes face à des acteurs conscients des problématiques actuelles, des enjeux. Ils ont trouvé des solutions qui ont déjà fait leurs preuves, ont acquis de longue date souvent l’expérience d’exercer leurs responsabilités … Des acteurs autonomes en final.
Créer une plate forme d’acteurs est un des outils possibles pour conduire une telle démarche.
La seconde médiation, devrait être proposée par les Conseils Régionaux pour exercer effectivement la compétence ESS. Au delà du saupoudrage de subventions, des financements de projets, il serait utile que les Régions évaluent précisément et globalement ce que représente l’ESS et se présente comme un chef d’orchestre pour jouer une nouvelle partition, donner le ton d’une nouvelle économie régionale, économie locale reliée aux échelles au dessus. Repenser effectivement cela suppose le dialogue de tous les acteurs, sans exclusive. Il est possible de réfléchir sur le concept d’oeconomie comme le propose Pierre Calame …
Les Régions doivent aussi, donner aux acteurs les moyens d’élaborer leur Pacte Local relié aux P’Actes Européens, c’est le moment ! Dans le mouvement qui nous porte à préparer le prochain forum international ESS en Asie en 2013.
S’il est parfaitement vrai et certainement utile de passer par des médiations, elles peuvent aussi s’exercer au travers des regards croisés d’acteurs organisés sur des territoires différents.
Des éléments de méthodes ont été expérimentés aux Pactes Locaux. Mais ils ne sont pas les seuls, d’autres réseaux savent faire aussi. La FPH en capitalise un certains nombres …
A suivre si …
Géraldine Lechevalier
Basse Normandie (Pactes Locaux)