Drainer une part minime de l’assurance-vie sur la finance solidaire.
L’assurance-vie, « placement préféré des Français », dont l’encours est plus de 10 fois supérieur à celui de l’épargne salariale (1147 milliards d’€ à fin novembre 2008) pourrait également être « solidaire ». Il est d’autant plus important d’agir sur ce nouveau levier, avec la chute des ressources sur l’épargne salariale (liée à la baisse de la bourse).
Les grandes entreprises d’économie sociale (Macif, Covéa, ACMN Vie…) actives sur l’assurance vie peuvent avoir un rôle pionnier et moteur sur ce champ. Elles commencent d’ailleurs à agir (exemple d’Entraid’épargne de la mutuelle d’épargne et de retraite Carac, dont 1% est reversée à des associations comme l’Association des Paralysés de France ou Solidarités Nouvelles face au Chômage).
Il ne s’agit pas ici de légiférer mais plutôt de susciter une démultiplication des initiatives et des engagements de la part de gestionnaires de fonds, pour qu’ils s’approprient véritablement la démarche.
Il y a en effet une dimension fondamentale de « choix » dans la finance solidaire : choisir de le faire et comprendre pourquoi on le fait. Ainsi, la loi sur l’épargne salariale n’oblige pas les salariés à épargner solidaire, elle oblige seulement à leur proposer des opportunités d’épargne solidaire. A eux, en dernier ressort, de choisir (ou non) d’investir solidaire.
Ce développement des initiatives doit néanmoins s’accompagner d’une démarche de labellisation.


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