Evaluer les impacts sociaux et environnementaux
La crise amène à reconsidérer le partage de la valeur entre les différentes parties prenantes de l’entreprise (en particulier les salariés), mais aussi à valoriser d’autres modes de gouvernance, d’innovation, d’encadrement des salaires et d’affectation des bénéfices, comme ceux pratiqués au sein de l’ESS. Il y a en fait un besoin impératif d’affirmer un nouveau paradigme d’entreprise.
En particulier, la performance de l’entreprise ne peut plus être strictement économique, mais doit être aussi sociale et écologique et mesurée comme telle.
L’ESS est pionnière d’une telle orientation. Les entreprises d’insertion par exemple réussissent quand elles ont un modèle économique valide et pérenne ; mais aussi quand elles parviennent à insérer durablement sur le marché du travail des personnes en difficulté sociale. Leur performance est double, économique et sociale.
L’ESS ouvre la voie au futur suivant : dans 15 ans, les entreprises, toutes les entreprises, devront rendre compte non seulement de leur création de richesses économiques mais aussi de leur utilité sociale, de leur bilan carbone et de leur empreinte écologique. Cela sera une norme sociale. Les propositions présentées dans cette partie s’inscrivent dans cette perspective. Elles s’appliquent aussi bien aux entreprises classiques qu’aux entreprises de l’ESS.
6.1. Pour un référentiel public européen, co-construit avec les parties prenantes, des indicateurs économiques, sociaux et écologiques de l’entreprise
6.2. Elaboration par les entreprises d’un rapport de développement durable public, pour rendre compte de leurs performances économiques, sociales et écologiques et de leur gouvernance.
6.3. Moduler l’octroi des aides publiques aux entreprises à des critères sociaux et écologiques


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