Faire émerger une nouvelle génération d’entrepreneurs sociaux et solidaires

Un des freins majeurs du développement de l’ESS réside dans le manque d’entrepreneurs ESS qualifiés et compétents, pour développer des entreprises ESS déjà existantes, qui ont un potentiel de croissance ; pour redresser des entreprises ESS en difficulté, sur des marchés très concurrentiels et au contexte difficile (désengagement de l’Etat…) : maisons de retraite associatives, tourisme social, etc. ; pour concrétiser des « projets dormants » d’entreprises ESS sur les territoires ; pour dupliquer sur d’autres territoires des initiatives ESS innovantes, ayant fait leur preuve ; pour assurer le renouvellement à la tête d’entreprises ESS dont les dirigeants historiques partent en retraite.

Pour combler ce déficit d’entrepreneurs, il faut agir simultanément sur quatre leviers : une meilleure connaissance et qualification du « métier » d’entrepreneur social et solidaire ; la sensibilisation pour susciter de nouvelles vocations ; la formation pour faire monter en compétence les entrepreneurs ESS potentiels et existants ; la fluidification de la rencontre entre projets d’entreprises ESS sans porteurs et entrepreneurs ESS potentiels sans idée précise.

8.1. Construire un « référentiel métier » de l’entrepreneur social et solidaire
8.2. Développer des actions de sensibilisation à l’entrepreneuriat social et solidaire
8.3. Démultiplier les formations à l’entrepreneuriat social et solidaire
8.4. Développer des dispositifs permettant de faire mieux rencontrer projets et entrepreneurs solidaires

6 réponses to “Faire émerger une nouvelle génération d’entrepreneurs sociaux et solidaires”

  1. Michel Adam dit :

    Réinventer l’Entreprenariat pour soi, pour nous, pour eux

    Créer son entreprise, fonder une coopérative, lancer une entreprise d’insertion, quelles ressemblances ? Mais aussi quelles différences ?

    Dès le début de l’après 68, au moins deux générations se sont lancées dans l’aventure de la création d’entreprise sous des formes d’une immense variété. Moult réussites mais autant d’échecs, pourtant formateurs !

    Des récits emblématiques de ces trois façons d’entreprendre ravivent nos mémoires et nous questionnent. Comment distinguer, repérer, modéliser, relier /les trois logiques/ de ces engagements, leurs évolutions possibles voire leurs dérives évitables, mais aussi leurs coopérations réelles et /leurs hybridations innovantes /?

    Et si ces trois dimensions tant éthiques que juridiques structuraient les relations à l’intérieur même de tout entreprise ? Dimension hologrammatique de la réalité qui émerge. Le management ne peut plus les ignorer, chacun voyant midi à sa porte…

    De nouvelles convergences sont à construire dans et entre des entreprises devenues soucieuses de /leur emprise écologique et humaine/.

    De fait, l’entreprendre dépasse l’entreprise grâce aux créations hors norme : créer son emploi dans une collectivité, devenir employeur malgré soi, régénérer une entreprise, inventer son métier… Un enjeu majeur de l’entreprendre aujourd’hui : lui faire droit sans le faire roi !

    Un ouvrage qui plaide pour la coopération et le métissage dans une économie plurielle. Des regards en complexité pour une économie sociale solidaire durable, régénérée et régénérante.

    Il y a urgence.

    Pour plus d’informations :
    http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=29810

  2. Desman dit :

    Votre démarche constructive est précieuse, aussi, voici une info qui devrait vous intéresser :

    Economie sociale : Les Nations Unies proclament 2012 année internationales des Coopératives

    La résolution que les Nations Unies viennent d’adopter est un véritable plaidoyer pour les coopératives. Les Etats Membres l’ont approuvée le 18 décembre à la 64ème session de l’Assemblée Générale des Nations Unies.

    La résolution des Nations Unies reconnait que le modèle économique coopératif est un facteur de développement économique et social majeur qui soutien la participation la plus complète possible des personnes dans le développement économique et social autant dans les pays développé qu’en développement et qu’en particulier, les coopératives contribuent à l’éradication de la pauvreté. La résolution encourage également tous les gouvernements à créer un meilleur environnement de soutien pour le développement des coopératives.

    Source et suite : http://www.fenetreeurope.com/php/page.php?section=actu&id=16450

  3. ERNEST dit :

    L’entrepreneuriat sociale et écologique : c’est ça la solution principale. La caste des entrepreneurs doit être bousculée. Nous devons créer les entreprises de nos rêves ! au lieu d’attendre tout de patrons voleurs.

  4. ERNEST dit :

    Il faut enseigner l’entreprise sociale et écologique à l’école. Responsabiliser !

  5. ERNEST dit :

    Créer un nouveau statut juridique d’entrepreneur avec engagement social et écologique.

    • vincent dit :

      Je me permets de répondre pour vous parler de notre association District Solidaire à Lyon car c’est exactement ce que nous essayons de faire !
      Nous concevons des projets d’entreprises locales, écologiques et solidaires, puis nous proposons à des personnes qui cherchent un emploi de qualité de les porter. Notre but est de transformer des demandeurs d’emploi qui en ont le potentiel en entrepreneurs au sein de l’ESS. Nous faisons en sorte de faciliter et sécuriser la création d’entreprises éthiques, nous leur proposons de porter nos projets avec le statut d’entrepreneur-salarié en coopérative d’activité et d’emplois (Oxalis).
      L’innovation est que ces entrepreneurs sont soutenus par nos adhérents « consom’acteurs », c’est une sorte de « laboratoire » où entrepreneurs et consom’acteurs choisissent ensemble comment travailler, créer de l’emploi et consommer.

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