Intégrer systématiquement les regroupements représentatifs de l’ESS dans l’élaboration des politiques territoriales en reconnaissant leurs missions de nature consulaires
Un dialogue économique et social renouvelé sur les territoires implique que les acteurs et regroupements territoriaux représentatifs de l’ESS, en particulier les CRES, soient sollicités de droit, et au même titre que les autres acteurs socio-économiques, dans les différents lieux et processus de consultation relatifs à l’élaboration des politiques territoriales.
Il s’agit de faire reconnaître leurs missions de nature consulaire : la représentation des acteurs de l’ESS, le soutien au développement des entreprises (promotion, formation, conseil, observation, soutien aux filières, animation du réseau régional et territorial…), l’animation du réseau au niveau régional et dans les territoires, gestion de dispositifs publics délégués…
Plus largement, il s’agit d’associer systématiquement les représentants territoriaux de l’ESS aux lieux ou travaux de consultation relatifs à l’élaboration de politiques locales tels que, par exemple sur le plan régional, le schéma Régional d’Aménagement du Territoire, le schéma Régional de Développement Economique et, plus généralement, sur tout dispositif d’assistance aux entreprises dont la région envisage la création. Au niveau départemental ou local, il convient de systématiser la présence de l’ESS dans les contrats de pays, schémas de cohérence territoriale et plans locaux d’urbanisme.


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Bravo pour votre initiative du Labo de l’ESS et des 50 propositions. Peut-être saurez-vous m’apporter réponse. Je ne comprends toujours pas pourquoi, au sein des CRES les secteurs mutualistes et coopératifs, constitués d’organismes autrement plus puissants que celles constituant le secteur associatif, participent aussi peu, en pratique, au développement de l’ESS, alors que c’est le lieu politique à renforcer au plan territorial pour faciliter son développement ? Cette puissance de ces organismes n’est pas mise au service de cet objectif, ne serait-ce que de manière infinitésimale. Cela donne le sentiment d’une présence intéressée de ces organismes au sein des CRES, comme restant à l’affut autour du marché que constitue pour eux le secteur associatif. Mais aucunement d’une réelle volonté de porter le message politique fort véhiculé par l’ESS. Ou alors seulement pour la « plus value » en terme d’image que cela donnerait à leurs produits. Votre avis ? Vos réactions ?
je pense que c’est plus compliqué que cela. Concernant les mutuelles, je pense que leur présence est tout à fait nécessaire et c’est aux acteurs de l’économie solidaire (les associations comme les AMAP, les Pôles de l’Economie Solidaire, les acteurs du commerce équitable, …) de les faire bouger afin que le concept ESS ne soit pas creux. Le problème me semble t’il est plus du côté des banques qui elles, ne jouent pas du tout le jeu de l’ESS. mais là encore, en tant que sociétaire de ces établissements, c’est à nous de les faire bouger en nous rendant au AG et en leur demandant des comptes.