Investir, professionnaliser et sécuriser les métiers et services d’avenir

Au-delà d’une préservation à court terme d’emploi face à une conjoncture exceptionnelle, anticiper l’après crise, c’est aussi investir dans les métiers de demain et les emplois d’intérêt général. D’après les projections du Commissariat général au plan et de la DARES (2005), la tertiarisation de l’économie devrait se poursuivre.

L’environnement, l’éducation, la formation professionnelle, la santé, l’action sociale, culturelle et sportive, les services à la personne sont autant de secteurs identifiés comme créateurs d’emplois et sur lesquels l’ESS est déjà fortement positionnée. Encore faut-il les considérer comme un investissement social et environnemental indispensable à la performance, au bien-être et à l’équilibre écologique futur de notre société.

Plus que jamais, l’ESS est au cœur d’un choix de société de service. Soit le développement des services est considéré comme celui d’emplois peu productifs, mal rémunérés et dont le financement induit un accroissement des inégalités de revenus ainsi qu’une marchandisation croissante. Soit l’on considère qu’au regard des bénéfices collectifs qu’ils engendrent en termes d’apprentissage et de qualification, de prévention des risques sociaux, de conciliation de la vie professionnelle et de la vie familiale, de préservation de l’environnement, ces emplois d’intérêt général sont au cœur d’un Etat d’investissement social que plusieurs auteurs appellent de leurs vœux (Méda, 2009 ; Delors, Dollé, 2009).

Cette politique d’investissement social pourrait prendre la forme d’un plan national pour le développement des services sociaux et environnementaux d’intérêt général (CPCA, 2009).

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