Mettre en place des dispositifs de soutien à la consommation responsable des ménages modestes.

Il s’agit de permettre aux personnes à faible revenu d’accéder à une consommation responsable et solidaire, notamment une alimentation de qualité, équilibrée et bio. Différentes méthodes sont envisageables :

- Une modulation des prix en fonction des revenus, sans stigmatisation, dans un souci de mixité sociale (logique de péréquation).

- Un système de chèques ou bons d’achats « consommation responsable » abondés par les collectivités ou les entreprises, à l’image des tickets restaurant ou des chèques culture / vacances.

- Un système de carte électronique, de type carte « s’miles » ou « carte vitale » qui permette de cumuler des points, par et pour l’achat de produits responsables ; ces points pouvant également donner droit à un crédit d’impôt, lors de la déclaration de revenus.

L’enjeu pour l’ESS n’est pas de proposer le prix le plus bas possible, mais le prix le plus juste pour la planète et pour la filière, du producteur au consommateur. Le « fair-cost » plutôt que le « low-cost ». Ainsi, il serait absurde et même dangereux de chercher à aligner le bio ou l’équitable sur les prix classiques ou de rechercher les prix les plus bas. Les prix « conventionnels » n’intègrent pas les externalités négatives (coûts écologiques et sociaux supportés par la collectivité) et, concernant le bio, sont beaucoup plus subventionnés.

Pour autant, des efforts peuvent être faits pour rendre ces prix plus attractifs et accessibles à une majorité de citoyens : des économies d’échelle par une croissance des volumes ; le développement des circuits courts, permettant de réduire les intermédiaires et donc de diminuer les prix ; une autre approche des coûts : dans les entreprises de l’ESS, la rémunération du capital est nulle ou limitée et il n’y a pas de dépenses excessives de marketing ou de publicité ; le soutien public à la production – le bio est ainsi plus compétitif en Espagne, en Allemagne ou en Italie car le bio y est favorisé par des subventions publiques. A l’inverse en France, les producteurs conventionnels sont beaucoup plus soutenus par l’Etat.

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