Réorienter le plan de relance à partir des projets durables et des besoins des territoires
Il s’agit de renverser la logique et la dynamique du plan de relance construit de manière descendante et sans prendre en compte les dynamiques des territoires. Sans contester la nécessité d’orientations définies par l’Etat face à une crise sans précédent, l’idée est de partir de diagnostics territoriaux concertés pour évaluer les besoins, les initiatives citoyennes, les dynamiques entrepreneuriales, les dispositifs et infrastructures à développer. Bref, il s’agit de faire des territoires le pivot d’une réorientation de l’économie vers un développement local durable et non simplement des co-financeurs de projets décidés centralement.
Formulés à l’échelle départementale, voire au niveau des pays ou à celui des bassins d’emploi, ces diagnostics pourraient déboucher sur des pactes territoriaux de relance associant non seulement les collectivités territoriales de différents échelons et les institutions publiques, mais surtout les acteurs économiques et sociaux concourant au développement des territoires.


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L’économie réelle, celle qui n’est pas touchée par la crise financière mondiale, est celle qui a fait le pari de l’ancrage territorial, des emplois de proximité non delocalisables : services à la personne, développement durable, recyclage….c’est cette économie là qui est proche de nous qui peut proposer une réforme de l’économie portée par ceux qui ont compris que la réponse venait des territoires. Il faut recréer du lien social en inventant des projets qui durent dans le temps, respecte les hommes, leur territoire et leur environnement !
C’est le sens de l’atelier 7 (W7TF animé par ALOE) issu de la 4ième conférence « globalisons la solidarité » (LUX’09). La réponse viendra des territoires
Bonjour,
je pense qu’il est encore possible de profiter de ce qui est déjà en place, dans certaines formes d’écomies et d’entreprises. Le but étant non-seulement d’inventer des projets durables dans le temps, le territoire et l’environnement, mais aussi de corriger la tendance de projets en cours de réalisation.
Pour l’avoir vécu, au sein d’une petite entreprise en informatique sur un projet à long terme, j’ai pu constater qu’un type d’activité a une tendance facheuse à l’externalisation de compétences, comme par exemple la « validation », ou même le « développement », alors que d’autres formes d’activités trouvent encore leurs forces, comme la conception logicielle et la supervision du projet.
Lorsque l’entreprise est en phase d’évolution, et envisage un glissement des compétences (dont certaines que j’exerce…) à l’exterieur du territoire, le moment est venu pour faire le point et prendre _ et faire prendre_ conscience du risque de ce choix vis-à-vis du besoin réel d’évolution de l’entreprise.
D’un côté l’employeur propose une évolution du métier d’ingénieur vers la conception et gestion de projet, et de l’autre il met en avant l’emputation du coeur même du métier d’informaticien que je pratique : tout le développement externalisé à l’étranger, uniquement pour des raisons de coût (dans la mesure où payer trois ingénieurs à l’ïle Mauris au prix d’un en France ferait aller trois fois plus vite dans le projet). L’idée à cours terme est bien sur alléchante pour l’employeur, et la perspective d’évolution de l’ingénieur français est captivante, mais au risque de cautionner dangereusement la perte de l’une des facettes principale du métier d’ingénieur informaticien, et au risque bien sur le projet soit au final complètement externalisé, tout comme la profession…
C’est sur cet exemple personnel que je trouve, entre autre, primordial ce type de conférence, afin non seulement – de trouver le moyen de tisser à nouveau ce lien social entre territoire et environnement pour le respect et l’épanouissement des hommes qui veulent travailler sur des projets à long terme, mais aussi – d’aider à la prise de conscience des dangers de continuer sur une forme d’économie calculée sur une évolution par externalisation d’une partie de la profession exercée.
PS : désolé de ramener le débat à un cas personnel. Je ne suis pas spécialiste en économie… mais reste lagement interpelé et ouvert à ce concept de nouvelle économie, pour le bien de nous tous.