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Décroître pour donner, donner pour croître, par Jacques T. Godbout

Impression ForumPublié le 2 décembre 2016 

Les Convivialistes publie ce texte sur les enjeux du don, des Communs, de l’économie du partage le 1er décembre 2016.

« La présomption est notre maladie naturelle et originelle. La plus malheureuse et la plus frêle des créatures, c’est l’homme, et en même temps, la plus orgueilleuse. » (Montaigne)
La théorie du don peut-elle contribuer à nous faire sortir de l’impasse du paradigme de la croissance ? Je définis le don comme une des façons de faire circuler les choses entre nous. Ce n’est pas la seule. Dans la deuxième moitié du XXème siècle, deux autres modes de circulation se sont imposés, chacun à leur époque : l’État et le marché. Le premier a atteint son apogée dans les années 1970 avec l’État-providence. On souhaitait tout faire passer par l’État. Je me souviens d’un rapport gouvernemental portant sur les personnes âgées, dans lequel on fixait comme idéal à atteindre que tous les vieux soient en institution !
L’État-providence a connu une crise. Crise financière, mais pas uniquement. Nous avons pris conscience de l’importance de la solidarité qui passe par les réseaux sociaux. Mais c’est une autre tendance qui l’a emporté : la circulation marchande. Du tout à l’État, la société est passée au tout au marché. Le nouveau slogan : tout ce qui circule doit être une marchandise, et contribuer ainsi à l’indispensable croissance du PIB.
Aujourd’hui, c’est le marché qui est en crise. Crise économique mais, à nouveau, pas seulement. Crise morale aussi : condamnation de la cupidité (greed), de la corruption, des inégalités considérées de plus en plus inacceptables ; crise du modèle productiviste de la croissance, et même vide moral, lequel serait une des causes de la montée des fondamentalismes.
Face à cette crise, de nouvelles utopies montent en puissance : décroissance, simplicité volontaire, économie de partage, « communaux collaboratifs » (Rifkin, 2016). Dans ce contexte, quel pourrait être le rôle du don ? Peut-il faire partie des solutions ? Pour répondre à ces questions, demandons-nous d’abord de quoi on parle. En quoi le don se distingue-t-il des autres façons de faire circuler les choses entre nous ?

Lire la suite de ce texte de Jacques Godbout...

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La réunion de lancement des Etats Généraux du Pouvoir Citoyen a eu lieu le 12 octobre 2013, dans les locaux de la Bourse du travail de Paris. Des représentants de plus de 140 collectifs et associations étaient présents. Ils ont confirmé l’importance de se relier et de coopérer, pour gagner en force et en visibilité, mais aussi pour produire du sens et pour faire émerger des propositions d’action.

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