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« L’Etat n’a plus de marges de manœuvre pour de nouveaux domaines d’action culturelle » - Interview de Bernard Latarjet

Impression ForumPublié le 15 mai 2018 

Bernard Latarjet, auteur du rapport Rapprocher la culture et l’économie sociale et solidaire et responsable de notre ProspectivESS "Culture et ESS ESS Qu’est-ce que l’Économie sociale et solidaire (ESS) ?
Définition et présentation de cette économie différente, socialement utile, coopérative et ancrée localement
", a répondu aux questions de la Gazette des Communes.
Extraits.

Retrouver l’ensemble de l’interview sur le site de la Gazette...

Accéder au rapport Rapprocher la culture et l’économie sociale et solidaire...

Le rapport sera présenté lors d’une rencontre au Festival d’Avignon le 12 juillet...

Dans un rapport intitulé “Rapprocher la culture de l’économie sociale et solidaire” , commandé par la Fondation Fondation Définition du crédit coopératif dans le cadre d’un chantier « Culture et ESS ESS Qu’est-ce que l’Économie sociale et solidaire (ESS) ?
Définition et présentation de cette économie différente, socialement utile, coopérative et ancrée localement
 » conduit par le Labo de l’ESS, le conseiller culturel Bernard Latarjet, que Françoise Nyssen vient de nommer coordinateur du plan La Culture près de chez vous, pour l’itinérance des oeuvres et des artistes, dresse un double constat :

  • d’une part, les secteurs de la culture et de l’ESS n’ont quasiment pas de contacts, ce qui nuit à la valorisation de la place (au demeurant non négligeable) des acteurs culturels associations dans l’ESS ;
  • d’autre part, les mutations sociales, structurelles et financières à l’œuvre mettent en grand danger les acteurs culturels associatifs.

La Gazette : Vos contacts avec le cabinet de la ministre de la Culture vous laissent-ils espérer un engagement au niveau de l’Etat en faveur du développement de l’ESS dans la culture ?
Bernard Latarjet : L’intérêt est réel. Il existe un engagement global, à travers les forums “Entreprendre dans la culture”, que le ministère organise désormais avec toutes les régions, les Drac, et avec une fois par an un forum national à Paris.
Cependant, dans ce champ général de l’entrepreneuriat culturel, le champ de l’ESS mériterait d’être mieux pris en compte. Avec mes interlocuteurs de la DGMIC [direction générale des médias et des industries culturelles, ndrl], nous sommes d’accord pour renforcer cette place de l’ESS dans ces forums, pour poursuivre les efforts engagés en faveur de la formation et de l’accompagnement des entrepreneurs de l’ESS.
Il faut avoir conscience qu’avec le resserrement des financements publics, nous sommes face à un vrai risque de fracture des politiques culturelles entre deux catégories : d’un côté, le service public, de plus en plus tributaire des subventions dont le niveau ne suit pas l’accroissement des charges fixes incompressibles et, de l’autre côté, le secteur marchand et concurrentiel. Avec, entre les deux, la précarisation du secteur associatif intermédiaire, qui serait perpétuellement la variable d’ajustement des budgets.
L’Etat se concentrerait alors, d’une part, sur un secteur public fragilisé par la réduction des crédits, et, de l’autre, sur les entreprises culturelles, au sens marchand, dans une logique d’efficacité. Car il est effectivement important que les industries culturelles, menacées par la concentration, et qui assurent une part essentielle de la diversité et de l’accès à la culture, continuent d’être soutenues.
N’oublions pas que le tiers secteur, qui appartient de fait à l’ESS, constitue l’essentiel de l’offre culturelle ! Par le nombre de structures concernées, il permet la couverture territoriale, notamment dans le monde rural, les petites villes et les banlieues. Quant au nombre d’emplois qu’il représente, il est loin d’être négligeable – environ 26 % des emplois culturels. Comment accepter que ce tiers secteur-là soit de plus en plus précaire, voire disparaisse ?

Retrouver l’ensemble de l’interview sur le site de la Gazette...

Accéder au rapport Rapprocher la culture et l’économie sociale et solidaire...

Le rapport sera présenté lors d’une rencontre au Festival d’Avignon le 12 juillet...

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