Le Labo de l’ESS, association reconnue d’intérêt général, est un think tank qui construit, par un travail collaboratif, des axes structurants de l’économie sociale et solidaire, à partir d’initiatives concrètes, innovantes et inspirantes issues des territoires.

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Les économistes interrogent l’économie sociale et solidaire

Impression ForumPublié le 28 janvier 2013 

Le Labo de l’ESS ESS Qu’est-ce que l’Économie sociale et solidaire (ESS) ?
Définition et présentation de cette économie différente, socialement utile, coopérative et ancrée localement
a organisé un séminaire de travail interne le 28 janvier 2013, en partenariat avec l’Institut CDC pour la Recherche et avec l’appui d’Alternatives Economiques Etudes & Communication. Retour sur cette journée.

Le Labo de l’ESS ESS Qu’est-ce que l’Économie sociale et solidaire (ESS) ?
Définition et présentation de cette économie différente, socialement utile, coopérative et ancrée localement
, avec le soutien de l’Institut CDC pour la Recherche, a chargé Philippe Frémeaux, président de l’Institut Veblen et éditorialiste à Alternatives Economiques, de réaliser une enquête auprès d’un panel d’économistes. Vingt-quatre entretiens ont été réalisés et une note de synthèse rédigée.

Les internautes du Labo de l’ESS suivent de très près les initiatives d’économie solidaire. Elles se développent sur le terrain, sont portées par des citoyens résolus, créatifs, elles gagneront encore en force, en crédibilité, en résonance si elles s’appuient, si elles sont structurées par la réflexion d’économistes dont les analyses, les recommandations sont au cœur du débat public.

Le séminaire du 28 janvier dernier, organisé par le Labo de l’ESS en partenariat avec l’Institut de Recherche de la Caisse des dépôts, et animé par notre ami Philippe Frémeaux est un premier pas important pour bénéficier de cet appui.

Le fait même de réunir toute une après-midi, une quinzaine d’ économistes parmi les plus reconnus est un succès qui paraissait inaccessible naguère. Le contenu de la discussion s’est révélé d’un intérêt extraordinaire : les réserves, les critiques parfois portées autant que les marques d’accord nous engagent à coller mieux aux valeurs que nous défendons et à susciter par là même une plus large reconnaissance.

Nous ne nous arrêterons pas à ce premier séminaire, nous reprendrons certains thèmes soulevés par nos interlocuteurs à la fois pour les entraîner dans nos combats et porter plus loin nos propres efforts.

Claude Alphandéry


Pourquoi les économistes s’intéressent-ils si peu à l’ESS ?

L’économie sociale et solidaire (ESS) rassemble un ensemble d’organisations qui se définissent par leur statut (non-lucrativité, gouvernance Gouvernance Définition qui s’affirme démocratique) ou par leur objet social spécifique (ex : sociétés de capitaux s’engageant à réinsérer via l’emploi des publics en difficulté, services aux personnes…). Elle se veut, dans sa dimension la plus engagée, une autre manière de faire de l’économie, plus liée aux territoires, plus orientée vers la satisfaction soutenable des besoins, et mettant en œuvre des pratiques plus coopératives entre acteurs économiques et décideurs publics… Si quelques économistes de renom s’y intéressent, la majorité de la profession, y compris parmi ceux qui se montrent favorables à une transformation de notre société, manifeste un intérêt limité pour cet objet que ce soit dans ses travaux académiques ou dans ses interventions médiatiques. Pourquoi ce peu d’intérêt ? Est-ce lié à l’objet ESS ? A son hétérogénéité ? A son potentiel de transformation sociale jugé trop réduit par certains eu égard aux enjeux auxquels nos sociétés sont confrontées ? Ou est-ce aussi aux limites propres à la science économique qui peine à se saisir d’une démarche qui ne correspond guère à ses hypothèses fondatrices ? Afin de tenter de répondre à ces questions, le Labo de l’ESS, avec le soutien de l’Institut CDC pour la Recherche, a chargé Philippe Frémeaux, président de l’Institut Veblen et éditorialiste à Alternatives Economiques, de réaliser une enquête auprès d’un panel d’économistes. Vingt-quatre entretiens ont été réalisés et une note de synthèse rédigée que vous pouvez trouver en cliquant ici. Un séminaire a réuni une partie des économistes ayant accepté d’être interrogés le 28 janvier qui ont pu échanger, devant un public de responsables de l’ESS ou de professionnels associés à son développement. Un compte-rendu en sera prochainement mis en ligne.

Philippe Frémeaux

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