Le Labo de l’ESS est un think tank qui construit, par un travail collaboratif, des axes structurants de l’économie sociale et solidaire, à partir d’initiatives concrètes, innovantes et inspirantes issues des territoires.

Accueil > Le Labo de l’ESS > On parle de nous > « Les élus peuvent participer à une économie plus inclusive » - Interview de (...)

« Les élus peuvent participer à une économie plus inclusive » - Interview de Hugues Sibille

Impression ForumPublié le 29 juin 2018 

Hugo Soutra du Courrier des Maires a interrogé Hugues Sibille sur les enjeux actuels du développement de l’économie sociale et solidaire au niveau local : "Les collectivités ont un rôle non négligeable à jouer pour accélérer la démocratisation de l’économie et l’émergence d’une économie de proximité complétant utilement les carences de la mondialisation." Extraits de l’interview.

Retrouver l’intégralité de l’interview sur le site du Courrier des Maires...

Le Courrier des Maires : Que peuvent faire les élus locaux, à leur petite échelle ?
Hugues Sibille : Au Labo de l’ESS ESS Qu’est-ce que l’Économie sociale et solidaire (ESS) ?
Définition et présentation de cette économie différente, socialement utile, coopérative et ancrée localement
, nous pensons justement qu’il est grand temps d’inventer une économie de proximité qui permettrait non seulement de résister à l’économie mondialisée mais aussi et surtout de la compléter. Les comportements des consommateurs comme des épargnants change à grande vitesse, notamment parmi la jeune génération [...] Les chefs d’entreprises doivent anticiper ces mutations, apprendre à coopérer avec leurs salariés, leurs fournisseurs et leurs clients. Il nous semble que les élus devraient, eux aussi, veiller à rendre, demain, l’économie du futur bien plus inclusive qu’elle ne l’a été jusqu’ici. Cela implique de clarifier le modèle de Dev’éco et de société vers lequel ils souhaitent tendre, et davantage écouter les différentes parties prenantes de leurs territoire afin de voir comment pourraient-elles y contribuer.

Le Courrier des Maires : Concrètement, comment doivent se positionner les collectivités face aux métamorphoses de l’économie qui semblent tout de même échapper pour une bonne part aux élus ?
Hugues Sibille : Les élus locaux peuvent justement être les catalyseurs de ce nouveau monde que je viens de décrire, en participant activement au changement d’échelle de l’économie sociale et solidaire, par exemple. [...] Repolitiser la question du développement économique me paraît aujourd’hui non seulement indispensable mais aussi possible : les élus ne doivent pas chercher à tout faire par eux-mêmes, mais accompagner les initiatives (Pôles territoriaux de coopération économique, SCIC SCIC Société Coopérative d’Intérêt Collectif , start-ups de territoires, etc) qui favorisent l’économie locale, concourent à lutter contre les déserts médicaux ou bien encore apportent de nouvelles solutions de mobilité, etc."

Le Courrier des Maires : L’Etat n’est-il pas plus pertinent que les collectivités pour opérer cette « transition économique » ?
Hugues Sibille : L’Etat a un rôle à jouer, mais les élus locaux aussi ! Outre lever l’impôt, ils gèrent de nombreux services publics ainsi qu’une partie des infrastructures de transports. Par les décisions qu’ils prennent au quotidien, les élus influent et orienter l’activité économique sur leurs territoires. A l’avenir, les maires et présidents d’intercommunalité doivent se penser comme les chefs d’orchestre de l’économie locale, tout en laissant les musiciens libres – entreprises, représentants de l’intérêt général et monde associatif – de se rapprocher pour gagner en efficacité.

Retrouver l’intégralité de l’interview sur le site du Courrier des Maires...

Postez un commentaire

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Nos partenaires média

Nous suivre