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[Pacte du Pouvoir de Vivre] Parer aux urgences, préparer l’avenir

Impression ForumPublié le 6 avril 2020 

La plupart des organisations du Pacte du Pouvoir de Vivre, dont le Labo de l’ESS ESS Le terme d’Économie sociale et solidaire regroupe un ensemble de structures qui reposent sur des valeurs et des principes communs : utilité sociale, coopération, ancrage local adapté aux nécessités de chaque territoire et de ses habitants. Leurs activités ne visent pas l’enrichissement personnel mais le partage et la solidarité pour une économie respectueuse de l’homme et de son environnement. fait partie, sont mobilisées pour gérer la situation d’urgence, mais se mettent également en situation de gérer l’après-crise.

Le 31 décembre dernier, les autorités chinoises ont informé l’Organisation Mondiale de la Santé de cas groupés de pneumonies. Deux mois plus tard, 93 pays rapportaient plus de 100 000 cas confirmés et presque 40 000 décès. En ce début avril, la moitié de la population mondiale est confinée à domicile. Les peuples souffrent partout dans le monde et l’urgence est de sauver les vies, d’adopter strictement les gestes barrière et de suivre les mesures sanitaires prises par les gouvernements. L’urgence est aussi de protéger les personnes qui doivent travailler, d’aider celles dont les faibles ressources ont encore diminué, de trouver un toit pour ceux qui n’en ont pas, et de faire en sorte que l’économie ne s’effondre pas.

Toutes les organisations du Pacte, selon leur domaine d’activités et leur expérience, sont mobilisées sur ces missions prioritaires. Cette crise nous rappelle cruellement que nous sommes tous interdépendants, et jette une lumière crue sur les inégalités, à l’intérieur de nos pays « riches » mais aussi à l’échelle de la planète.

Si l’ensemble des conséquences sanitaires, sociales, et économiques de cette crise restent incertaines, des financements de court terme ont déjà été mobilisés par les institutions publiques en France, pour amortir ses conséquences en matière sociales et d’emploi. L’État envisage également des mesures de soutien additionnelles et plus structurelles pour des entreprises dont l’activité est particulièrement touchée. Une action publique de court terme est indispensable pour prévenir une destruction brutale de l’emploi et l’impact que cela aurait sur les salariés de ces secteurs, mais ces mesures d’urgence auront un impact structurel de long terme sur notre système industriel, économique et social. Mal ciblée, la réponse à la crise sanitaire et économique pourrait mettre en péril notre capacité à répondre à la crise environnementale et à tracer un chemin vers une transition juste pour l’ensemble de la société. Cette crise permet de toucher du doigt les priorités permanentes de nos sociétés : la santé, la solidarité, la lutte contre les inégalités, la résilience économique, la prise en compte des enjeux de long terme. Le Pacte s’organisera dans les prochaines semaines pour formuler des propositions pour l’« après-crise ».

Pour en savoir plus, consultez le site du Pacte du pouvoir de vivre.

Commentaires

  • Les urgences citées sont traitées jusqu’à maintenant de manière inéquitable. Les mesures protègent surtout les salariés et les entreprises, voire les personnes " dont les faibles ressources ont encore diminué ". Mais celles qui sont entre deux, comme les chômeurs qui sont les grands oubliés de la crise, sont invisibles aux yeux des politiques. Le gouvernement et les organisations syndicales ont une vision à très court terme et ne prennent pas en compte la situation des demandeurs d’emploi, qui voient leur indemnisation s’écouler alors que les chiffres montrent une très nette baisse des offres d’emploi et des recrutements. La seule réponse est une prolongation de ceux qui arrivent en fin de droit pendant le confinement, mais quid de ceux qui doivent être indemnisés jusqu’à fin mai et qui vont être pénalisés car leurs allocations ne seront pas reportées de 2 mois ? Au pays des Droits de l’Homme, il est déplorable et inadmissible de constater que ce sont toujours les plus précaires qui sont laissés sur le bord du chemin...
    " Toutes les organisations du Pacte, selon leur domaine d’activités et leur expérience, sont mobilisées sur ces missions prioritaires. " : qu’en est-il de l’urgence d’intégrer les chômeurs à une réflexion à moyen terme dans le cadre de la crise sanitaire, et arrêter de systématiquement prioriser les salariés, dont ceux qui bénéficient du chômage partiel ?

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