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Point Banque - Zone grise pour les entreprise de l’économie sociale et solidaire

Impression ForumPublié le 21 avril 2017 

Les vallées de la mort, ces "trous" dans le parcours de financement des entreprises ne concernent pas seulement les start-ups de la nouvelle économie mais aussi les entreprises de l’économie sociale et solidaire. Les réseaux de financent et les initiatives volontaires de banques notamment mutualistes tentent de soutenir ces entreprises nécessaires au développement des territoires.

Cet article a été publié le 16 avril 2017, par Véronique Pierron, pour Point Banque.

"En général, les mots de solidaire et financier n’ont pas grand-chose à voir ensemble mais nous croyons à la Banque de France qu’ils sont nécessaires et compatibles", affirmait le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, lors de l’ouverture de la conférence Banques le 27 mars dernier. Les entreprises solidaires sont-elles des entreprises comme les autres ? Sont-elles nécessaires au développement économique ? De toute évidence, la réponse est oui. Toutefois, ces entreprises exigent des accompagnements un peu différents. C’est ce que la Caisse d’Epargne Nord France Europe a mis en place. "Nous nous sommes posés la question de savoir si une entrepris de l’économie sociale devait être traitée comme les autres entreprises et nous avons décidé de créer un service différent en raison des besoins spécifiques de ces entreprises et chez nous, l’économie sociale et solidaire (ESS ESS Qu’est-ce que l’Économie sociale et solidaire (ESS) ?
Définition et présentation de cette économie différente, socialement utile, coopérative et ancrée localement
) est indetifiée, comme telle", explique Hugues Denièle, responsable marché de l’économie sociale et solidaire de la caisse régionale.

Il existe en effet un paradoxe lié à la nature même de ces entreprises. Les dernières statistiques bancaires de la Banque de France indiquent que 85% de la demande de crédit d’investissement et 70% des demandes de crédit de trésorerie des TPE sont satisfaites à 75% par les réseaux bancaires en France, Ces chiffres semblent indiquer que subsistent peu de besoins non couverts. "Toutefois, la paradoxe apparait sur le terrain lorsque nous interrogeons les entrepreneurs de TPE ou d’entreprises de l’ESS, leurs témoignages convergent et sont en contradiction avec ce constat de financement", explique Yael Zlotowski, directrice générale du groupe de travail Banques & Territoires pour le Labo de l’ESS.

Des trous dans des financements

Ces constats mettent en évidence l’existence d’une zone grise u sein des territoires composés essentiellement de Très Petites Entreprises (TPE) et de structures de l’ESS, souvent non accompagnées. Zone grise qui correspond à une vallée de la mort pour ces entreprises de l’économie sociale e solidaire donc un trou dans les financements qui peut être mortel. Avec des modèles économiques souvent plus fragiles et donc plus délicats à appréhender pour les établissements bancaires, ces deux familles sont encore trop peu comptabilisées dans les supports d’analyse informatiques des ctivités de crédits bancaires. "Ce sont des entreprises peu ou mal financées par le système bancaire pour les besoins immatériels par exemple, les entreprises possédant peu de garanties, ou les petits projets non accompagnés", souligne Yael Zlotowski.

Claire Michel qui a créé en 2012 le cabinet de conseil en stratégie de recrutement, Eurotalent, a été confrontée à cette zone grise au moment de boucler le premier tour de table. Même expérience pour Frédéric Griffation co-fondateur de Mutum, une plateforme de prêts et d’emprunts d’objets entre particuliers."Les banques ne sont pas faites pour prendre des risques car les conseillers bancaires au final, ne sont pas là pour comprendre ce que nous faisons", constate durement Frédéric Griffaton. C’est pour remédier à ce type d’incompréhension que certaines banques, souvent mutualistes comme la Caisse d’Epargne Nord France Europe ont mis en place des structures d’accompagnement dédiées. "Nous avons l’ambition d’être référents sur ce marché et nous avons donc mis en place des conseillers qui comprennent l’économie sociale, explique Hugues Denièle. Il faut beaucoup d’humilité pour comprendre les subtilités du modèle de l’économie sociale".

Retrouvez l’intégralité de cet article sur Point Banque, édition d’avril.

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