Développer la finance solidaire et responsable

Développer une finance solidaire et responsable

L’ESS demeure un secteur méconnu des financiers classiques. L’absence d’objectif lucratif et le caractère « mixte » des entreprises ESS en termes d’objet (social, écologique et économique) et/ou de ressources expliquent les difficultés rencontrées par ces entreprises pour financer leur développement. L’ESS peut néanmoins compter sur des investisseurs spécialisés comme la Sifa, l’Ides, Garrigue, Autonomie et Solidarité, etc. (Lire la suite…)

Développer de nouveaux fonds de garantie sur des territoires ou filières d’activité

Un des outils financiers existants sous-utilisés et/ou mal utilisés dans l’ESS est le crédit. Elle révèle en creux une mauvaise allocation des ressources, notamment des fonds propres, (sur-)utilisés, à mauvais escient, pour la trésorerie ou l’investissement. Ce faible usage du crédit s’explique à la fois par une culture financière insuffisante dans les associations et par une frilosité des banques face aux petites et moyennes associations, alors que des outils existants (fonds de garantie par exemple) renforcent pourtant leur sécurité. (Lire la suite…)

Améliorer l’accès aux financements européens par de la formation et des facilités de trésorerie

Optimiser l’existant passe aussi par l’amélioration de l’accès aux financements européens, dont les crédits ne sont aujourd’hui pas entièrement consommés. S’il y a peu d’espoir à court terme sur la simplification des modalités d’attribution, l’assouplissement de la contrainte des cofinancements publics ou la réduction des délais de versements, de réelles marges de manœuvre existent en revanche, au niveau français sur deux points. (Lire la suite…)

Drainer une part minime de l’assurance-vie sur la finance solidaire.

L’assurance-vie, « placement préféré des Français », dont l’encours est plus de 10 fois supérieur à celui de l’épargne salariale (1147 milliards d’€ à fin novembre 2008) pourrait également être « solidaire ». Il est d’autant plus important d’agir sur ce nouveau levier, avec la chute des ressources sur l’épargne salariale (liée à la baisse de la bourse). (Lire la suite…)

Orienter sur la finance solidaire une part (1 à 10 %) des fonds d’investissement « souverains » ou de long terme.

Deux fonds récents sont particulièrement à considérer. En premier lieu, le Fonds de Réserve des Retraites (FRR), créé en 2000 et doté d’environ 30 milliards d’€ d’actifs en 2008 (objectif de 150 milliards d’ici à 2020). Son objectif est de prendre en charge une partie des dépenses des régimes de base du secteur privé à compter de 2020, au moment du plein impact du choc démographique. Le FRR accumule et place des réserves financières tant que le contexte démographique demeure favorable, puis les utilisera donc pour financer une partie des retraites lorsque les besoins de financement des régimes s’accentueront. (Lire la suite…)

Créer un mécanisme « 1% économie sociale et solidaire »

Il s’agirait d’instaurer sur une base volontaire, un « 1 % économie sociale et solidaire », à l’image du « 1 % logement », pour répondre aux besoins de financement des entreprises de l’ESS (amorçage, innovation, développement). Une telle démarche peut contribuer à significativement augmenter les moyens et la visibilité de l’ESS.
Les premières entreprises à pouvoir s’engager dans une telle démarche sont les pionniers historiques de l’économie sociale : les grands réseaux bancaires coopératifs et les mutuelles d’assurance et de santé ont vocation à le faire. (Lire la suite…)

Attirer davantage les investisseurs de droit commun via la mise en place d’un label « entreprise sociale et solidaire » et/ou d’un référentiel de reporting social.

Mieux identifier et caractériser les entreprises ESS, leurs pratiques et impacts, est indispensable pour attirer des investisseurs classiques et mieux intégrer l’ESS dans les outils de financement de droit commun (crédit, fonds propres…). (Lire la suite…)

Mettre en place un CRA (Community Reinvestment Act) à la française.

Le CRA est un dispositif législatif américain mis en place en 1977 qui pousse les banques de dépôts à agir dans deux directions. D’une part, développer leur activité et leur capacité à prêter et investir de manière responsable et pérenne sur des territoires défavorisés, au service de personnes souvent exclues du système bancaire, ou pire, soumises à des offres trompeuses et abusives. D’autre part, soutenir financièrement et développer l’activité des acteurs de l’ESS actives sur ces territoires et favorisant l’inclusion sociale et économique des personnes qui y vivent. (Lire la suite…)

Reconnaître et diffuser une autre approche du risque financier et bancaire.

A la suite de la crise financière et alors que les anciennes habitudes reviennent vite, il est essentiel d’affirmer la nécessité de mieux reconnaître les pratiques solidaires et au-delà d’imposer une autre approche du risque pour l’ensemble des acteurs. (Lire la suite…)