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	<title>Lelabo-ess.org &#187; Evaluer les impacts sociaux et environnementaux</title>
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	<description>Le labo de l&#039;Economie Sociale &#38; Solidaire</description>
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		<title>Evaluer les impacts sociaux et environnementaux</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Oct 2009 04:34:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le labo de l'Economie Sociale &#38; Solidaire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Evaluer les impacts sociaux et environnementaux]]></category>

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		<description><![CDATA[La crise amène à reconsidérer le partage de la valeur entre les différentes parties prenantes de l’entreprise (en particulier les salariés), mais aussi à valoriser d’autres modes de gouvernance, d’innovation, d’encadrement des salaires et d’affectation des bénéfices, comme ceux pratiqués au sein de l’ESS. Il y a en fait un besoin impératif d’affirmer un nouveau [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><b>La crise amène à reconsidérer le partage de la valeur entre les différentes parties prenantes de l’entreprise (en particulier les salariés), mais aussi à valoriser d’autres modes de gouvernance, d’innovation, d’encadrement des salaires et d’affectation des bénéfices, comme ceux pratiqués au sein de l’ESS. Il y a en fait un besoin impératif d’affirmer un nouveau paradigme d’entreprise.<span id="more-511"></span><br/><br/> </p>
<p>En particulier, la performance de l’entreprise ne peut plus être strictement économique, mais doit être aussi sociale et écologique et mesurée comme telle.<br />
L’ESS est pionnière d’une telle orientation. Les entreprises d’insertion par exemple réussissent quand elles ont un modèle économique valide et pérenne ; mais aussi quand elles parviennent à insérer durablement sur le marché du travail des personnes en difficulté sociale. Leur performance est double, économique et sociale.<br/><br/> </p>
<p>L’ESS ouvre la voie au futur suivant : dans 15 ans, les entreprises, toutes les entreprises, devront rendre compte non seulement de leur création de richesses économiques mais aussi de leur utilité sociale, de leur bilan carbone et de leur empreinte écologique. Cela sera une norme sociale. Les propositions présentées dans cette partie s’inscrivent dans cette perspective. Elles s’appliquent aussi bien aux entreprises classiques qu’aux entreprises de l’ESS.<br/><br/> </p>
<p><a href="http://www.lelabo-ess.org/contenu/pour-un-referentiel-public-europeen-co-construit-avec-les-parties-prenantes-des-indicateurs-economiques-sociaux-et-ecologiques-de-l-entreprise/" class="more-link-sum">6.1. Pour un référentiel public européen, co-construit avec les parties prenantes, des indicateurs économiques, sociaux et écologiques de l’entreprise</a><br />
<a href="http://www.lelabo-ess.org/contenu/elaboration-par-les-entreprises-d-un-rapport-de-developpement-durable-public-pour-rendre-compte-de-leurs-performances-economiques-sociales-et-ecologiques-et-de-leur-gouvernance/" class="more-link-sum">6.2. Elaboration par les entreprises d’un rapport de développement durable public, pour rendre compte de leurs performances économiques, sociales et écologiques et de leur gouvernance.</a><br />
<a href="http://www.lelabo-ess.org/contenu/moduler-l-octroi-des-aides-publiques-aux-entreprises-a-des-criteres-sociaux-et-ecologiques/" class="more-link-sum">6.3. Moduler l’octroi des aides publiques aux entreprises à des critères sociaux et écologiques</a></p>
<p></b></p>
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		<title>Pour un référentiel public européen, co-construit avec les parties prenantes, des indicateurs économiques, sociaux et écologiques de l’entreprise.</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Oct 2009 04:33:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le labo de l'Economie Sociale &#38; Solidaire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Evaluer les impacts sociaux et environnementaux]]></category>

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		<description><![CDATA[L’information est la condition sine qua non de toute politique publique en faveur des entreprises responsables (dont les entreprises ESS). Sans information de qualité, reconnue et lisible, aucune action n’est possible. Le premier enjeu qui conditionne tous les autres, est donc d’établir un référentiel « développement durable » pour l’entreprise.
De premiers référentiels ont été élaborés [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’information est la condition sine qua non de toute politique publique en faveur des entreprises responsables (dont les entreprises ESS). Sans information de qualité, reconnue et lisible, aucune action n’est possible. Le premier enjeu qui conditionne tous les autres, est donc d’établir un référentiel « développement durable » pour l’entreprise.<span id="more-508"></span><br/><br/></p>
<p>De premiers référentiels ont été élaborés ces vingt dernières années, impulsés par des institutions internationales et des acteurs privés. Parallèlement, des normes et des labels, publics et privés, sociaux et environnementaux, se sont multipliés. Une première norme globale internationale sur la « responsabilité sociétale des organisations » est en cours d’élaboration. <br/><br/></p>
<p>Enfin, des agences de notation extra-financière des entreprises &#8211; une trentaine dans le monde- se sont développées, notamment pour répondre à la demande des gestionnaires de fonds ISR (investissement socialement responsable), chacune ayant élaboré sa propre méthodologie d’évaluation.<br />
Dans ce foisonnement de cadres informationnels, il est difficile de s’y retrouver, y compris pour les entreprises elles-mêmes qui deviennent demandeuses d’une standardisation des procédures et de normes garanties par les pouvoirs publics. <br/><br/></p>
<p>Qui plus est, les démarches existantes restent essentiellement centrées sur les multinationales et les entreprises cotées, laissant pour le moment de côté les TPE et PME qui représentent pourtant l’écrasante majorité des entreprises (seulement 1 entreprise sur 500 en France a plus de 250 salariés).<br />
Pour retrouver lisibilité, stabilité et cohérence, il y a donc besoin d’une régulation publique. En France, le Grenelle de l’environnement (loi 1) va dans ce sens et affirme que « La France proposera un cadre de travail au niveau communautaire pour l’établissement d’indicateurs sociaux et environnementaux permettant la comparaison entre les entreprises. » <br/><br/></p>
<p>L’élaboration d’un tel référentiel est forcément un travail long et progressif, qui doit associer les différentes parties prenantes de l’entreprise et ses représentants, valoriser les outils existants et adapter le contenu en fonction par exemple du pays, du secteur et de la taille de l’entreprise. Mais il est aussi essentiel d’affirmer une volonté politique claire et ferme quant à cet objectif et sa réalisation au niveau européen. <br/><br/></p>
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		<title>Elaboration par les entreprises d’un rapport de développement durable public, pour rendre compte de leurs performances économiques, sociales et écologiques et de leur gouvernance.</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Oct 2009 04:33:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le labo de l'Economie Sociale &#38; Solidaire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Evaluer les impacts sociaux et environnementaux]]></category>

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		<description><![CDATA[La loi NRE (nouvelles régulations économiques) instaurée en 2001 demande aux entreprises cotées à la bourse de Paris sur le marché réglementé de fournir un ensemble de données sociales et environnementales relatives à leur activité. Mais cette loi est trop souvent mal appliquée, faute de risques à ne pas l’appliquer (et de contrôles suffisants. Il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La loi NRE (nouvelles régulations économiques) instaurée en 2001 demande aux entreprises cotées à la bourse de Paris sur le marché réglementé de fournir un ensemble de données sociales et environnementales relatives à leur activité. Mais cette loi est trop souvent mal appliquée, faute de risques à ne pas l’appliquer (et de contrôles suffisants. Il faut aller plus loin :<span id="more-506"></span><br/><br/></p>
<p>1) En utilisant un référentiel commun, légitime et partagé permettant d’harmoniser les démarches et de mieux les suivre. Soulignons néanmoins que la logique d’indicateurs sociaux et écologiques ne peut être simplement décalquée sur la logique comptable des indicateurs économiques. Ces indicateurs sont plus « mous » et plus subjectifs. Ils doivent également intégrer une approche qualitative, des descriptions littéraires, etc. Les indicateurs sociaux sont aussi très relatifs à des secteurs d’activité. Enfin, les enjeux territoriaux sont essentiels. <br/><br/></p>
<p>2) En étendant progressivement cette obligation à l’ensemble des entreprises. La production d’un rapport de développement durable doit devenir aussi « normale » que la production d’un compte de résultat ou d’un bilan annuels, dans l’économie classique comme dans l’ESS.  Bien sûr, cette extension ne peut être que progressive et il faut également réfléchir à des démarches adaptées, simplifiées et soutenues financièrement pour les TPE et PME. <br/><br/></p>
<p>3) En traitant avec la même importance les informations sociales et les informations environnementales. Le Grenelle de l’environnement a mis l’accent sur ces dernières. La Grenelle 2 par exemple prévoit d’instaurer l’obligation d’un bilan des émissions directes de gaz à effet de serre pour les collectivités locales de plus de 50 000 habitants, les entreprises publiques de plus de 250 salariés et les entreprises privées de plus de 500 salariés. <br/><br/></p>
<p>4) En rendant l’information publique et en donnant les moyens de sa publicité. Les mouvements sociaux et la société civile doivent pouvoir se saisir de ces rapports, pour faire pression. <br/><br/></p>
<p>5) En encadrant et soutenant l’indépendance des acteurs (cabinets d’audit, conseils, agences de notation&#8230;) chargés  d’accompagner les entreprises dans l’élaboration de ces rapports, pour garantir et valider la qualité informationnelle de leur contenu, qui aujourd’hui a plus souvent une vocation communicationnelle qu’informationnelle. <br/><br/></p>
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		<title>Moduler l’octroi des aides publiques aux entreprises à des critères sociaux et écologiques</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Oct 2009 04:36:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le labo de l'Economie Sociale &#38; Solidaire</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L’argent public est rare, déficits publics obligent. Il faut donc en faire un usage raisonné, au service des générations futures qui devront supporter le poids de la dette. C&#8217;est-à-dire l’investir dans une perspective de développement durable, en fonction de critères économiques, sociaux, écologiques et démocratiques. Les aides publiques aux entreprises (65 milliards d’euros par an) [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’argent public est rare, déficits publics obligent. Il faut donc en faire un usage raisonné, au service des générations futures qui devront supporter le poids de la dette. C&#8217;est-à-dire l’investir dans une perspective de développement durable, en fonction de critères économiques, sociaux, écologiques et démocratiques. Les aides publiques aux entreprises (65 milliards d’euros par an) doivent être reconsidérées sous cet angle. <span id="more-310"></span><br/><br/></p>
<p>Pourtant, aucune évaluation approfondie et exhaustive de l’impact réel et de l’efficacité de ces aides n’a encore été réellement menée. Il faut remettre à plat ce système et adopter un principe simple de bonus-malus, fonction des pratiques des entreprises. Plus une entreprise se comporterait de manière responsable, socialement et écologiquement, plus elle serait aidée et inversement.<br/><br/></p>
<p>Trois approches sont en fait possibles pour opérationnaliser ce principe. La conditionnalité des aides pourrait ainsi se fonder sur : <br/><br/></p>
<p>1) Une évaluation de l’entreprise sous forme d’un « scoring ». Il s’agirait d’établir une évaluation de l’entreprise, a minima sur les deux dimensions sociale et environnementale, pour permettre de la positionner par rapport au bonus malus. Pour assurer une lisibilité et un bon fonctionnement du système, un système de classement simple &#8211; de type A-B-C-D-E comme celui pratiqué dans le domaine de l’assurance &#8211; pourrait être utilisé. <br/><br/></p>
<p>2) Des labels et normes reconnues, concernant le volet social (SA 8000, OHSAS 18001&#8230;) ou environnemental (Emas, ISO 14000&#8230;), voire un label « entreprise sociale et solidaire ». Une approche intermédiaire consiste à accorder des aides ou avantages spécifiques (accès privilégiés aux marchés publics, garanties bancaires, relations simplifiées avec l’administration&#8230;) à des entreprises qui vérifient certaines normes ou certifications sociales et environnementales. Exemples des régions italiennes de l’Ombrie et de la Toscane, de la région Limousin. <br/><br/></p>
<p>3) Des critères simples, universels et mesurables qui peuvent être en partie inspirés des pratiques de l’ESS : relocalisation de la production, structure de capital claire et transparente, reporting développement durable, masse critique de salariés et de femmes dans le CA, embauche de chômeurs longue durée, usage du profit au service de l’investissement ou des salariés, échelle des salaires encadrée, etc. <br/><br/></p>
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