Le Labo de l’ESS, association reconnue d’intérêt général, est un think tank qui construit, par un travail collaboratif, des axes structurants de l’économie sociale et solidaire, à partir d’initiatives concrètes, innovantes et inspirantes issues des territoires.

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Transition énergétique : et l’ESS ?

Impression ForumPublié le 23 avril 2015 

La Conference de Paris sur le Climat, en Décembre 2015, Cop 21, met la transition énergétique sur le radar des décideurs et de l’opinion publique. C’est évidemment une très bonne chose tant le sujet est crucial pour la planète. Les résultats de la dernière conférence, à Copenhague en 2009 avait été décevants. Il faut donc amplifier durablement la mobilisation citoyenne sur ce sujet, bien au delà de Décembre 2015. C’est l’affaire de tous. Y compris, évidemment, de l’ESS ESS Qu’est-ce que l’Économie sociale et solidaire (ESS) ?
Définition et présentation de cette économie différente, socialement utile, coopérative et ancrée localement
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Or notre Labo observe que l’ESS ESS Qu’est-ce que l’Économie sociale et solidaire (ESS) ?
Définition et présentation de cette économie différente, socialement utile, coopérative et ancrée localement
est peu présente en France dans le débat public sur ce sujet. Il faut l’être pourtant car l’ESS, économie citoyenne et coopérative Coopérative Une coopérative est un groupement d’individus (commerçants, consommateurs, producteurs…) choisissant de mettre leurs moyens en commun afin de satisfaire leurs besoins. , a des atouts majeurs à faire valoir pour réussir la transition énergétique : l’ESS est un modèle décentralisé, adapté aux énergies renouvelables ; il donne du pouvoir d’agir aux citoyens ; il facilite l’acceptabilité d’énergies renouvelables par les riverains ; il sensibilise à la sobriété ; il permet de lever de l’épargne locale ; il offre des statuts juridiques, Scic SCIC Société Coopérative d’Intérêt Collectif par exemple, qui peuvent être bien adaptés à des projets d’intérêt local portés par des multi-partenariats...

Parmi les pays européens les plus avancés dans la transition énergétique, on trouve ceux qui ont privilégié une appropriation citoyenne de la question. En Allemagne 51 % des capacités de production d’EnR, sont entre les mains de citoyens, avec notamment 1000 coopératives énergétiques réunissant 140 mille coopérateurs. Et nous, que faisons nous ?

C’est pourquoi le Labo a décidé de lancer, après les PTCE PTCE Pôles territoriaux de coopération économique. et les Circuits Courts Circuits Courts Définition du concept de circuits courts , un nouvel et important programme sur "l’ESS et la transition énergétique", pour la période 2015 / 2017. L’ objectif de notre démarche est triple : inscrire l’ESS dans la dynamique de l’accord international de la COP 21 ; faire émerger une communauté d’intérêt entre les acteurs de l’ESS engagés ou désireux de s’engager dans la transition énergétique ; dégager des propositions concrètes en direction des pouvoirs publics pour favoriser les EnR citoyennes et Coopératives.

Nous travaillerons selon nos principes Bottom-Up en partant de ceux qui font déjà sur le terrain et dans une approche de co-construction et de subsidiarité. Aussi j’appelle tous les acteurs de l’ESS intéressés à nous transmettre leurs expériences, leurs messages, leurs propositions et à se faire connaitre. Le chantier est ouvert. Faisons le réussir. Ensemble.

Hugues Sibille

Président du Labo de l’ESS.

Commentaires

  • Excellente initiative du Labo.
    Retraité de l’IAE IAE Insertion par l’activité économique , je me suis investi depuis quelques années dans la promotion de la mobilité électrique car cette composante de la transition énergétique a du mal à émerger alors qu’elle peut être un vecteur d’un mieux vivre ensemble sur nos territoires et notamment ruraux.
    Mieux vivre ensemble, en meilleure santé : En quoi la mobilité électrique peut contribuer à la prévention des risques ?
    1. Moins de pollution et soutien au recours aux énergies renouvelables.
    2. Une utilisation de la voiture plus zen et donc moins accidentogène
    3. Emergence de nouveaux services compensant la désertification rurale en retissant du lien social
    4. Création d’emplois redynamisant l’économie locale.

    1. Moins de pollution atmosphérique et soutien au recours aux énergies renouvelables :
    § Le VE dans sa forme actuelle, recourt à une batterie chargée sur le secteur, où dans sa forme de demain alimenté par une pile à combustible à hydrogène, ne produira plus de rejets de gaz à effet de serre ni de CO². L’autre source de pollution liée aux particules émises par les disques de frein est également moindre car le freinage est également assuré par le frein moteur qui génère de l’électricité lors de la décélaration.
    § Le développement de kits de production d’énergie voltaïque (ombrières et autres marquises) permettant la recharge des VE incite à la recherche d’une production décentralisée de l’électricité qui conduit à responsabiliser les utilisateurs quant à leur niveau de consommation.

    2. Une utilisation de la voiture plus « zen » et donc moins accidentogène :
    § Conduire un véhicule électrique induit un changement de comportement du conducteur qui est dans un environnement moins « agressif » (absence de bruit, conduite beaucoup plus souple…)
    § Le conducteur se trouve confronté par son style de conduite se trouve confronté à sa consommation énergétique - « qui veut aller loin ménage sa monture » - car son autonomie est directement liée à sa façon de conduire , pour mémoire la consommation d’énergie est proportionnelle au carré de la vitesse.

    3. Emergence de nouveaux services compensant la désertification rurale en retissant du lien social
    § Si l’investissement pour l’achat d’un VE, pour l’instant et compte tenu des petites séries en fabrication, est plus important que pour un véhicule thermique de même catégorie, les coûts d’utilisation sont bien moindres 2€ d’électricité aux 100 km, plus de vidange, de filtres , simplification des équipements et robustesse du moteur allègent considérablement la facture.
    § Le recours à différentes formes d’auto-partage permet d’optimiser le recours au VE et de limiter les coûts d’utilisation.
    § On peut donc imaginer qu’avec l’aide de sociétés de location et de coopératives de prêt des « flottes » de véhicules électriques VL ou utilitaires soient partagées par des particuliers ou des collectifs à l’échelon intercommunal.
    § Le lancement des programmes d’implantation de bornes de recharge sur les territoires est l’occasion de sensibiliser les responsables locaux et les citoyens à ce nouveau potentiel de mobilité à leur disposition.

    4. Création d’emplois redynamisant l’économie locale.
    § La mise en œuvre de ces nouveaux services sera génératrice de nouveaux emplois directs et indirects : entretien, maintenance des véhicules, mais aussi concernant les solutions énergétiques, branchements et installations photovoltaïques.
    § Offrir une mobilité à moindre coût permet de compenser les surcoûts de déplacement en milieu rural et de maintenir des prestations en voie de disparition, tournée de commerçants à domicile comme le boulanger par exemple, alléger les charges de transport des services à domicile où développer des services de transport à la demande connectés aux transports en commun si difficilement accessibles.

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