Le Labo de l’ESS est un think tank qui construit, par un travail collaboratif, des axes structurants de l’économie sociale et solidaire, à partir d’initiatives concrètes, innovantes et inspirantes issues des territoires.

Accueil > L’ESS au quotidien > L’actu de l’ESS > Vient de paraître : "Opportunités de l’alimentation durable et des circuits (...)

Vient de paraître : "Opportunités de l’alimentation durable et des circuits courts dans l’ESS" - CRESS Auvergne-Rhône-Alpes

Impression ForumPublié le 27 octobre 2017 

La Chambre régionale de l’ESS ESS Qu’est-ce que l’Économie sociale et solidaire (ESS) ?
Définition et présentation de cette économie différente, socialement utile, coopérative et ancrée localement
d’Auvergne-Rhône-Alpes publie un dossier consacré aux circuits et aux leviers de l’alimentation durable.

Qu’est-ce que l’alimentation durable ?

Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture et Biodiversity International, cités par la publication, il s’agit "des systèmes et régimes alimentaires ayant de faibles impacts sur l’environnement, qui contribuent à la sécurité alimentaire et nutritionnelle ainsi qu’à une vie saine pour les générations présentes et futures."

Alimentation durable : quels enjeux aujourd’hui ?

Le document de la CRESS CRESS Chambres Régionales de l’Economie Sociale et Solidaire l’explicite dès l’introduction : "Aujourd’hui, la réalité du secteur est toute autre [que l’alimentation durable]. De la production à la consommation, les systèmes alimentaires ont atteint un stade agro-industriel tertiarisé, financiarisé et globalisé." Trois problématiques se font jour : les impacts environnementaux de ces pratiques (dégradation et artificialisation des sols, changement climatique, pollution de l’eau, etc.), les impacts sociaux (crises sanitaires, santé, etc.) et les impacts économiques (fragilisation des économies locales, financiarisation, etc.).
Changements de comportements alimentaires (allant vers de plus en plus de consommation du "prêt à manger"), précarité en santé (aliments riches en sucres et en graisse, rythmes perturbés, etc.) et en même temps développement de la filière agroalimentaire et de la grande distribution : presque 60% de notre alimentation est aujourd’hui achetée dans des hypermarchés ou supermarchés.

Les circuits courts Circuits Courts Définition du concept de circuits courts alimentaires

Citant les critères listés par le Labo de l’ESS, l’étude précise : "Dans l’ESS ESS Qu’est-ce que l’Économie sociale et solidaire (ESS) ?
Définition et présentation de cette économie différente, socialement utile, coopérative et ancrée localement
, nous définissons les circuits courts comme un circuit court de proximité dans une forme d’échange économique valorisant le lien social, la transparence, l’équité dans les échanges, la coopération des acteurs, qui favorise la création d’emploi et préserve l’environnement.
"
Selon l’étude, 1 exploitant sur 5 commercialise tout ou partie de sa production en circuits courts. Ce type de consommation représente 10% à 15% des achats des ménages.

"Le phénomène bio"

Les personnes mangeant occasionnellement ou régulièrement des produits bio sont motivées par : la santé (63%), l’environnement (58%) et la qualité et le goût (56%).
Le marché bio augmente fortement : +20% au premier semestre 2016 par rapport au premier semestre 2015. Mais il ne représente que 4% de la totalité du marché alimentaire.
L’intérêt des consommateurs pour ces aliments engendre une restructuration de la filière : "21 nouvelles fermes bio démarrent chaque jour en France."

Place des acteurs de l’économie sociale et solidaire

"De nouveaux projets émergent tous les jours. Les enseignes de l’ESS sont particulièrement bien placées pour jouer un rôle important dans cette dynamique de développement de nouveaux systèmes alimentaires. Elles y sont inscrites notamment par leur travail dans l’insertion, par leur action citoyenne et innovante sur la thématique. Maintenant, il convient de s’organiser, de monter en puissance, afin de légitimement continuer à relocaliser l’alimentation au niveau régional et à la proposer au plus grand nombre."
Du côté de la production, il existe 2 600 coopératives agricoles en France et 11 545 coopératives d’utilisation de matériel agricole (CUMA). 75% des agriculteurs adhèrent à au moins une coopérative Coopérative Une coopérative est un groupement d’individus (commerçants, consommateurs, producteurs…) choisissant de mettre leurs moyens en commun afin de satisfaire leurs besoins. . Du côté de la distribution, l’étude liste des coopératives de distribution et magasins spécialisés, les coopératives locales ou SICA sous statut ESUS, les AMAP AMAP Association pour le maintien d’une agriculture paysanne (plus de 1 600 en France), mais aussi les boulangeries solidaires, les légumeries et autres ateliers de transformation, les traiteurs sociaux et solidaires.

Pistes et préconisations de l’étude

La CRESS propose plusieurs axes de préconisation : se fournir, produire, transformer/cuisiner/mettre en conserve, commercialiser. Elle présente également les opportunités dans la restauration collective, en rapport notamment avec la loi de novembre 2016 pour 40% d’alimentation durable en restauration collective d’ici 2020, dont la moitié en bio.

L’étude cite des exemples d’initiatives en Auvergne-Rhône-Alpes : le PTCE Le Bol, "pôle de coopération sur l’alimentation", le réseau Terre de liens qui oeuvre pour pour le développement de l’agriculture bio et paysanne en facilitant le parcours des agriculteurs, le Groupement régional alimentaire de proximité (GRAP), etc.

Lire l’étude Opportunités de l’alimentation durable et des circuits courts dans l’ESS...

Postez un commentaire

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Nous suivre