Le Labo de l’ESS est un think tank qui construit, par un travail collaboratif, des axes structurants de l’économie sociale et solidaire, à partir d’initiatives concrètes, innovantes et inspirantes issues des territoires.

Accueil > Le Labo de l’ESS > Présentation > L’histoire du Labo de l’ESS > Pour une autre économie > Développer une finance solidaire et responsable > Diffuser une approche du risque financier et bancaire

Diffuser une approche du risque financier et bancaire

Impression ForumPublié le 28 novembre 2011 

A la suite de la crise financière et alors que les anciennes habitudes reviennent vite, il est essentiel d’affirmer la nécessité de mieux reconnaître les pratiques solidaires et au-delà d’imposer une autre approche du risque pour l’ensemble des acteurs.


Tout d’abord, il s’agirait d’introduire des spécificités sur les banques solidaires dans Bâle III : les règlements bancaires actuels ne permettent pas de développer des pratiques de banque solidaire à grande échelle. Il y a besoin de faire reconnaître leurs spécificités au niveau international. Par ailleurs, un goulot d’étranglement majeur qui bloque la croissance des banques et financeurs solidaires est le surcoût lié à l’instruction et à la gestion de dossiers plus complexes, impliquant une analyse économique, mais aussi sociale et écologique. Trois approches sont aujourd’hui utilisées pour couvrir ce surcoût : la pratique de taux d’intérêts élevés, la diversification de l’offre en direction de cibles plus classiques et le recours à la solidarité.

Pour sortir de ces stratégies de contournement, on pourrait imaginer que l’Etat soutienne ces pratiques bancaires différentes, en finançant partiellement la part de l’activité qui relève de l’intérêt général.

Ensuite d’imposer une autre approche du risque qui ne soit pas fondée uniquement sur des critères économiques et financiers à court terme, mais aussi sur des critères sociaux, écologiques et de long terme. Cela passe également par une plus forte responsabilisation individuelle des épargnants.

Les épargnants qui attendaient un retour maximal à deux chiffres sans se poser de questions sur la destination de leur argent sont aussi co-responsables de la crise. Mais ces mêmes épargnants, en modifiant leur manière de consommer et leur rapport à l’argent, ont aussi une capacité à peser pour changer la donne et sortir de la crise par le haut. Les enjeux d’information et d’éducation à l’argent et à la finance sont de ce point de vue essentiels, pour permettre aux citoyens de poser un acte juste.

Postez un commentaire

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Nous suivre