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"L’entrepreneuriat social me donne envie de me lever le matin"

Impression ForumPublié le 4 mai 2012 

Portrait dans L’Express d’une jeune femme pleine d’énergie, chef de projet chez Sparknews, une start-up d’agrégation de contenu média qui est aussi une entreprise sociale.

Article publié sur le site de l’Express, le 4 mai 2012.

EXTRAITS


Aujourd’hui en alternance entre l’Essec et la start-up Sparknews, Adèle Galey, 24 ans, explique en quoi l’entrepreneuriat social Entrepreneuriat social Définition donne du sens à son travail, au quotidien.

Vous êtes chef de projet chez Sparknews, une start-up du secteur de l’entrepreneuriat social. En quoi consiste votre métier ?

SparkNews est une start-up d’agrégation de contenu média porteur de solutions sur internet. Le site, lancé en mai prochain, a pour but de valoriser les efforts de certains journalistes de promotion d’initiatives sociales. C’est une plate-forme d’archives de reportages vidéo ou écrits, souvent introuvables rapidement après leur première diffusion. Notre mission est de promouvoir une information porteuse de sens dans les médias. Je travaille en binôme avec le fondateur, Christian De Boisredon. J’adore la variété de mon travail : je m’occupe du projet de A à Z, de la construction du site internet à son développement, en passant par la recherche de sponsors et de partenaires, mais aussi par la communication et le community management...

Quels sont les inconvénients et avantages de votre poste ?

Mon travail me donne envie de me lever le matin, ça peut sembler bête, mais pour moi c’est énorme. Chaque soir, je rentre chez moi en me disant que j’ai contribué à la société. Je rencontre des gens passionnants toutes les semaines, je me sens utile, j’apprends.

(...)

Quel a été votre premier contact avec l’entrepreneuriat social ?

Quand je suis entrée à l’Essec, je me suis très vite demandé ce que je faisais là. J’étais à la recherche de sens. Un voyage d’étudiants au Vietnam a été révélateur : l’idée était d’installer un système de microcrédit sur place. Si nous n’avons pas réussi à implanter ce système en raison du contexte politique, j’ai énormément appris et suis revenue sûre de vouloir continuer sur cette voie. J’ai réalisé un stage en communication chez Magic Garden au département de gestion de projets évènementiels, puis dans un cabinet de conseil en développement durable, Ethicity. J’ai compris qu’il était possible d’apporter une conscience et une action sociales, en étant interne ou externe aux grandes entreprises. C’est ce qui m’a poussée à intégrer la chaire de l’entrepreneuriat social à l’Essec.

Quel est le contenu du programme ?

La chaire vise à donner un aperçu exhaustif du secteur. Nous rencontrons beaucoup d’intervenants, faisons face à des cas concrets. Un voyage est organisé dans un pays du monde afin d’y découvrir la vision locale de l’entrepreneuriat social. Ma promotion est partie à Boston, c’était fascinant de comprendre l’approche américaine. Nous avons ensuite rédigé un mémoire. La chaire reste un programme académique. On ne nous a pas donné les clefs de l’entrepreneuriat. C’est à nous de compléter notre apprentissage par l’expérience de terrain, et pour l’instant c’est exactement ce que je fais.

Professionnellement, où vous voyez-vous dans le futur ?

Je suis assez sûre de consacrer ma carrière à ce domaine, en tout cas à ce type d’idées. Après, je ne m’empêcherai pas de faire un tour dans une grosse entreprise, au sein d’un département RSE RSE Responsabilité sociale des entreprises , ou n’importe quel type de département assez puissant pour pouvoir apporter une dimension d’impact social à l’entreprise. Encore une fois, tout est à créer, donc il y a peu de domaines qui ne sont pas susceptibles d’être touchés par le social business. Il n’y a pas de grands méchants loups, simplement des mentalités à changer, et tout à créer.

(...)

Damir Sagolj | REUTERS

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