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Mettre en place un plan d’appui à l’installation et l’exploitation des agriculteurs bio (aides financières et techniques, sensibilisation, formation…)

Impression ForumPublié le 28 novembre 2011 

La moitié environ des produits bio consommés en France est importée, souvent de l’Allemagne et par transport routier : il s’agit d’une véritable aberration environnementale. Seulement 2 % de la surface utile agricole (SUA) française est dédiée au bio, contre 13 % en Autriche ou 9 % en Italie…


Le Grenelle de l’environnement a fixé comme objectif de passer à 6 % de SUA en bio en 2010 et 20 % en 2012. Autre objectif : atteindre 20 % de produits bio en restauration collective (qui touche 15 millions de français chaque jour) en 2012. Pour cela, les pouvoirs publics doivent sortir d’une certaine schizophrénie concernant le bio : prôner un modèle et en financer un autre… et faire en sorte que les agriculteurs qui s’installent en bio ne soient pas uniquement des militants engagés, prêts à de nombreux sacrifices.

Les règles du jeu doivent être telles qu’il soit économiquement intéressant pour un agriculteur lambda intéressé de s’installer en bio ; c’est-à-dire permettre que son niveau de revenu et son volume de travail restent similaires quand il passera en bio.

Il y a pour cela besoin d’œuvrer dans deux directions complémentaires :

i) Développer significativement le soutien financier et technique à l’installation, à l’exploitation, à la reconversion (qui va constituer l’essentiel de la croissance de l’offre bio). Il doit aussi y avoir une équité de traitement entre les agriculteurs conventionnels et les agriculteurs biologiques, au niveau des subventions. On en est encore loin, d’autant plus que le bio intègre le coût des externalités écologiques négatives (pollutions, dégradation de la biodiversité…), coût que ne prend pas en compte l’agriculture conventionnelle.

ii) Renforcer la formation et la sensibilisation des agriculteurs, notamment au niveau des lycées agricoles, que ce soit en formation initiale ou continue, et que ce soit pour apprendre le métier de la production, de la transformation ou de la vente (y compris en ce qui concerne les formes collectives souvent méconnues des producteurs).

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