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Mieux, plus vite, moins cher !

Impression ForumPublié le 13 avril 2012 

Dans une tribune publiée sur le site Le Cercle - Les Echos, Fabrice Bonnifet, Directeur développement durable & QSE du groupe Bouygues et membre du Club de l’Iris (Association Association Une association est le regroupement d’au moins deux personnes, mettant leurs activités ou leurs connaissances en commun, par un contrat d’association (contrat de droit privé). L’objectif de cette convention doit avoir un but autre que le partage de bénéfices entre les parties, d’où l’appellation d’"association à but non lucratif". de directeurs qualité), évoque l’économie sociale et solidaire comme l’un des thèmes que l’entreprise devrait (re)découvrir dans son leadership.

Source : Le Cercle - Les Echos, 13 avril 2012.


Il arrive que les problèmes complexes finissent par trouver des solutions simples, voire simplistes. Mais en les mettant en œuvre, est-on certain de résoudre véritablement les problèmes ? La réponse est non. Prenons l’exemple de la compétitivité des entreprises françaises.

Réduire le coût du travail chez nous, harmoniser les taxes avec certains, augmenter les taxes avec d’autres et hop, nous voilà de nouveau compétitifs ! Certes, de telles mesures seraient de nature à faciliter la vie des entreprises. Mais ce ne serait pas suffisant. L’analyse méthodique des origines d’un problème révèle que nous confondons souvent symptômes et causes primaires. Il est bien sûr plus pratique et plus facile de traiter prioritairement les réalités évidentes, mais ce choix ne saurait garantir en rien la résolution des problèmes dans la durée.

Et si la principale faiblesse de nos entreprises était liée à un problème de système de management ? Impossible ! Le made in France n’est-il pas un gage de qualité et nos travailleurs ne sont-ils pas parmi les plus productifs au monde ? Peut-être, mais c’est là que le bien devient l’ennemi de l’excellence. En d’autres termes, si les clients sont satisfaits par les produits et services français, ils les comblent de moins en moins car ces mêmes clients trouvent souvent mieux, plus vite et moins cher... ailleurs.

Comme la période est propice aux propositions diverses, les directeurs de la qualité du Club de l’Iris suggèrent de découvrir ou redécouvrir des principes qui ont permis à nombre d’entreprises en difficulté voire au bord de la faillite, ou issues d’économies en ruine, de retrouver la voie du succès commercial.

Le premier principe repose sur la définition d’une vision comme première manifestation du leadership. L’environnement, l’économie sociale et solidaire, la sobriété énergétique, sont des thèmes autour desquels les entreprises ont grandement intérêt à structurer leur vision, car ils correspondent manifestement aux aspirations des jeunes et aux enjeux planétaires autour desquels se joueront les compétitions à venir.

Le second principe prône l’abandon du concept « zéro défaut » souvent exhorté comme slogan. La qualité ne se décrète pas, elle s’organise. La plupart des raisons invoquées pour avancer qu’une entreprise ne satisfait pas suffisamment aux attentes de ses clients paraissent davantage liées à des déficiences de ses systèmes ou de ses processus, plutôt qu’à des carences de ses collaborateurs ou à des distorsions fiscales.

Le troisième principe est associé à la prise en considération de critères extra-financiers dans l’évaluation de la performance. Il est devenu urgent et important de requalifier les systèmes de récompense du management en y intégrant des critères extra-financiers comme ceux relatifs à la satisfaction des clients et des collaborateurs, les taux d’accidentologie du travail ou les économies d’énergie. La réduction des coûts des achats, la gestion des risques bâclée et le profit à court terme ne peuvent plus être les uniques critères factuels à prendre en compte.

Le dernier principe repose sur la capacité à faire fructifier le capital immatériel de nos entreprises. A cette fin, elles ne pourront plus s’exonérer de se décloisonner et de faire entrer le « dehors » à l’intérieur de leur organisation. Comme les transitions technologiques viennent souvent de l’extérieur, les entreprises françaises tireront-elles avantage à améliorer l’écoute attentive de leurs parties prenantes, à apprendre à nouer des partenariats et à incuber des start-up ?

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