Initiative inspirante
Publié le 23 mai 2017

Le 111 à Châlons-en-Champagne : réhabiliter pour développer une économie qui a du sens

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Mots clés
ESS
coopération
circuits courts

Au 111 avenue de Paris, une ancienne brasserie et usine d’empaquetage de bouteilles est en train de se muer en Tiers-lieux consacré à l’économie sociale et solidaire, à l’économie en circuits courts et à l’artisanat local.

Un projet de réhabilitation différent

L’ancienne usine de la Comète, fermée en 1987, formait un bâtiment industriel de 2500 m² qui était inoccupé et se dégradait : la ville a fait valoir son droit de préemption pour le réhabiliter. A la manœuvre de ce projet de réaménagement : la Semcha, société d’économie mixte dont les principaux actionnaires sont la ille de Châlons-en-Champagne, l’Agglomération châlonnaise et la Caisse des Dépôts. Pour Emilie Mothé, directrice de la Semcha, il ne s’agissait pas d’un projet habituel : « A la base, on réhabilite des bâtiments et des locaux d’activité, mais de façon assez « classique », c’est la première fois que nous créons quelque chose de différent, avec un concept davantage tourné vers les enjeux sociaux, solidaires et environnementaux. » En rachetant l’usine désaffectée, il était initialement prévu d’y faire simplement des bureaux. C’est la conjonction entre une notoriété de plus en plus importante de l’ESS, ancrée dans ce territoire, et la volonté d’installation d’un jeune brasseur éco-responsable, qui fait émerger un nouveau projet : un lieu qui regroupe à la fois de très petites entreprises locales, des espaces de travail mutualisés pour accueillir des co-workers sur 1 200 m², un espace dévolu à la restauration et à l’animation ouvert sur la ville et même un jardin partagé à l’arrière du bâtiment. Un Tiers-lieux, en somme, qui puisse permettre entre autres le développement de l’économie circulaire et de l’insertion professionnelle.

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Répondre au manque de lieux dédiés au développement de l’ESS

Alors que Châlons-en-Champagne avait déjà son hôtel d’entreprises, la ville ne comptait pas de structure dédiée aux acteurs de l’ESS. Une opportunité de favoriser une « économie qui a du sens », pour Emilie Mothé.

En mai 2017, les 7 cuves du brasseur artisanal sont déjà installées et le reste du bâtiment est encore partiellement en travaux. Prochainement, une entreprise de nettoyage écologique et une graphiste, première locataire de l’espace de bureaux et coworking situé au 1er étage, devraient le rejoindre. L’objectif est d’ouvrir le bâtiment au public avec l’installation d’une association gérant un espace de restauration collective et employant des personnes en insertion, qui proposera également un programme d’animations pour faire vivre le lieu dans le quartier. Certains espaces sont encore disponibles, dont un atelier notamment – pour plus de renseignements, les porteurs de projets intéressés peuvent prendre contact avec la Semcha.

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Ce projet à caractère social et solidaire est une grande première et Emilie Mothé en tire une première analyse très positive : « Grâce aux retours, nous nous rendons compte que les gens sont très sensibles à cette démarche « humaine », qui va au-delà de la simple réhabilitation d’un bâtiment – et d’autre part que c’est une vraie expérience d’intelligence collective : on avance doucement, avec chaque acteur et partenaire qui vient se greffer au projet. C’est très valorisant pour tout le monde. »

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