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Produire bio et local, c’est idéal

Impression ForumPublié le 22 octobre 2015 

Economie locale Economie locale Définition , environnement, climat, santé, qualité ou encore convivialité, les impacts positifs d’une agriculture bio produite et consommée en circuit-court sont des leviers puissants.

Nous savons aujourd’hui que l’agriculture biologique est bonne pour notre santé : on retrouve 233 fois moins de résidus pesticides dans notre assiette quand celle-ci contient des aliments bio (étude Génération Futures). Certains de ces pesticides sont de plus, cancérigènes ou perturbateurs endocriniens. La qualité et la variété des produits est également supérieure : davantage de nutriments dans les aliments bio ou encore de variétés de produits aujourd’hui introuvables dans le commerce comme les sucres non raffinés ou des produits transformés à base de céréales de variétés anciennes ou locales.

Il est également connu que la bio est bonne pour notre environnement : renouvellement des sols (40% plus de vie dans les sols cultivé en bio), moindre pollution des nappes phréatiques, réduction des maladies chez les producteurs, etc.

Mais plus largement, il devient aujourd’hui évident que la combinaison d’une agriculture bio et locale permet de multiplier les effets positifs sur la vie économique et la cohésion sociale des territoires.

Combiner local et bio pour tout revitaliser

L’alimentation est centrale dans l’économie. Suivant l’organisation nationale ou internationale de l’agriculture, il est possible de produire des inégalités très fortes, de détruire des emplois, les sols, la biodiversité ou le lien social. Il existe cependant aujourd’hui des initiatives qui permettent d’envisager un scénario diamétralement opposé.

Produire et consommer bio en circuit court, c’est produire un impact qui va bien au-delà de l’alimentation. En termes économique, la production biologique créé volontairement davantage d’emplois que l’agriculture industrielle classique. Il faut plus de main d’œuvre pour entretenir une exploitation agricole biologique. Par ailleurs, les fermiers s’engagent de plus en plus dans la transformation internalisée de leurs propres produits, ce qui créé davantage d’emplois.

Dans un contexte de baisse du nombre d’exploitation agricoles sur le territoire français, le nombre de fermes engagées en agriculture biologique ne cesse, lui, de progresser. Alors que 200 fermes disparaissent en moyenne chaque semaine en France et que le pays a perdu 52% de ses actifs dans le secteur en 20 ans, le maintien d’une agriculture biologique ou paysanne devient un levier de dynamisme pour les économies locales et l’économie nationale. A titre d’exemple, Terre de liens rachète des fermes pour le maintien de l’agriculture paysanne et les mets entre les mains d’agriculteurs bio formés à cet effet (voir initiatives inspirantes).

Si l’agriculture biologique alliée à la distribution en circuits courts Circuits Courts Définition du concept de circuits courts permet de revitaliser l’économie locale en créant des emplois et en tissant un lien plus étroit avec les consommateurs locaux, elle vivifie également la cohésion sociale et la compréhension par le consommateur des conditions de production, du produit lui-même (saisons adéquates, qualités nutritives, éléments utilisés pour sa fabrication, …) et des contraintes du métier d’agriculteur. Dans l’ensemble producteurs et consommateurs sont tous deux moins isolés. Pour les producteurs, cela permet de trouver une motivation supplémentaire à l’exercice de leurs métiers en proposant une alternative à la déshumanisation de la distribution.

La commercialisation locale par le biais d’une AMAP AMAP Association pour le maintien d’une agriculture paysanne ou directement à la Ferme relie les consommateurs à leurs producteurs. La consommation directe, sans intermédiaire réduit le coût des aliments bios et les rend par ailleurs plus accessible. C’est le sens des Défis familles à alimentation positive initiés par la FNAB. Davantage sensibilisés, les consommateurs peuvent opter pour d’autres moyens de cuisiner, apprendre des méthodes pour éviter les gâchis alimentaires ou la consommation d’aliments à fort impact négatif sur l’environnement (à cause du transport, de la quantité d’eau nécessaire à leur fabrication, d’une consommation hors saison, etc.).

L’agriculture biologique peut enfin être un puissant levier d’insertion pour des personnes très éloignées de l’emploi pour qui le maraîchage est synonyme de reconstruction. Le lien social créé lors du contact avec les consommateurs revitalise ces personnes.

L’économie sociale et solidaire s’attache à rendre cette réalité économique encore plus structurée. A cette fin, les échanges économiques peuvent s’attacher aux principes d’équité, de transparence, de promotion du lien social et de coopération dans l’échange économique. Une charte et des modèles ont été élaborés par le Labo de l’ESS ESS Qu’est-ce que l’Économie sociale et solidaire (ESS) ?
Définition et présentation de cette économie différente, socialement utile, coopérative et ancrée localement
dans le cadre de son programme sur lesCircuits Courts Economiques et Solidaires (CCES). Accessible pour tous, ce modèle permet d’envisager une agriculture juste, éthique, solidaire et de qualité.

Des principes transférables à tous les secteurs de l’économie.

Commentaires

  • En théorie, bien sûr, l’auteur de l’article a raison. Sauf que la réalité est tout autre.
    Les petits producteurs bio ne trouvent pas de foncier (de terres pour s’installer), n’ont pas d’aide (à la différence des empoisonneurs de l’agriculture intensive) ce qui les amène à pratiquer des prix que seuls les plus riches peuvent payer. Le chien se mord la queue.
    Payer, au même producteur, en circuit court le même prix que sur un marché de plein vent n’est pas réaliste. Et certains ne veulent rien savoir.
    Dans le 05, en octobre 2015, l’œuf bio à l’unité coute 0,44 cts d’euro. Et le pommes sont affichées selon les lieux de vente entre 2,50€ et 3,20€ le kilo. Bio c’est cher. Et même en circuit court. Un mode d’échange à revoir.

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