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Transition énergétique citoyenne

 

La transition énergétique représente un enjeu de société majeur qui ne peut être uniquement abordé comme un thème technique (impasse écologique) et économique (épuisement des ressources naturelles).

Si elle n’intègre pas un volet de transformation socio-économique et ne s’attaque pas aux causes structurelles du réchauffement climatique, elle se heurtera aux mêmes impasses que le modèle de développement qui l’y a conduit.

Peu présente sur ce sujet dans le débat public, l’économie sociale et solidaire (ESS ESS Économie sociale et solidaire | Présentation ) regroupe de nombreuses initiatives qui font leur preuve et proposent des solutions innovantes qui permettent aux citoyens de s’approprier les enjeux de transition énergétique tant au niveau de la consommation que de la production d’énergie.

Aujourd’hui, des citoyens se réunissent déjà pour produire les énergies dont ils ont besoin. Ils fondent des coopératives, associent la collectivité à leur projet et se financent par un outil de financement participatif : le crowdfunding Crowdfunding Littéralement, signifie "Financement par la foule" ; traduit en français par "finance participative". . Se faisant, ils créent leurs propres emplois et bénéficient directement d’énergies renouvelables produites sur le territoire à coût réduit.

La vertu d’une participation citoyenne et coopérative Coopérative Une coopérative est un groupement d’individus (commerçants, consommateurs, producteurs…) choisissant de mettre leurs moyens en commun afin de satisfaire leurs besoins. dans la transition énergétique repose sur une série de leviers :

  • C’est un modèle décentralisé qui permet une maîtrise par les territoires de la production d’énergie, complémentaire des systèmes hautement capitalistique ;
  • il redonne du pouvoir d’agir aux citoyens, qui deviennent acteurs et plus seulement consommateurs, donnant corps à une certaine démocratie économique ;
  • toutes les initiatives montrent une bien meilleure acceptabilité par les riverains des nouvelles installations d’Energies renouvelables (EnR), ceux-ci en étant acteurs ;
  • également constaté, une réelle sensibilisation à la sobriété et aux économies d’énergie qui se traduit par une réduction des consommations ;
  • le modèle permet de lever de l’épargne locale et de la mobiliser sur des projets locaux, forme de circuit court de financement et de gestion de l’épargne ;
  • par l’investissement - non seulement financier - des habitants, dans un lien fort avec les collectivités locales, il suscite de nouvelles formes de cohésion sociale territoriale, orientées vers l’intérêt général ;
  • cette logique d’intérêt général, prévalant sur la recherche de lucrativité, assure enfin une meilleure stabilité des entreprises concernées, moins soumises à la volatilité des capitaux.

Un constat : parmi les pays européens les plus avancés dans la transition énergétique, on trouve ceux qui ont choisi de promouvoir une appropriation citoyenne de la question.
En Allemagne, 51 % des capacités de production d’EnR sont entre les mains des citoyens. Sous différentes formes et en particulier au travers des plus de 1 000 coopératives énergétiques et leurs 140 000 coopérateurs. Pour la seule année 2012, l’investissement des citoyens pèse 5,1 milliards d’€ (à comparer aux 1,7 milliards d’€ investis par les énergéticiens traditionnels).

Au Danemark, les 100 000 coopérateurs danois sont eux notamment à la tête de 15 % des installations éoliennes. Les politiques publiques sont particulièrement incitatives, puisqu’elles poussent à ouvrir 20 % du capital des installations d’EnR aux habitants qui en sont proches. Au niveau européen, on compte maintenant plus de 2 500 coopératives énergétiques et leur croissance est exponentielle. Elles commencent à se structurer au travers du réseau REScoop.EU.

La France est bien loin d’être aussi avancée que les exemples danois et allemand. Pour autant, de multiples initiatives ont vu le jour dans la dernière décennie, marquée par un très fort ancrage dans leur territoire.

Le Labo de l’ESS a proposé d’animer une dynamique collective, confortée par des initiatives inscrites de longue date sur les territoires, avec une pluralité d’ acteurs (entrepreneurs, financeurs, réseaux, organismes publics) pour intervenir dans les débats autour de la COP 21 et, plus largement et à plus long terme, porter la question de l’apport de l’ESS dans le processus de la transition énergétique.

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